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 Jacques Audiard - V Voir le sujet suivant
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a2line



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MessagePosté le: 14 Mai 2011 à 22:15    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Titine a écrit :
a2line a écrit :
Titine a écrit :
A2 ton avatar c'est bien Tahar Rahim dans l'aigle de la neuvième légion ?


Oui ^^

Effectivement on a du mal à le reconnaître ! Il est bien dans ce film ?


C'est un petit rôle, globalement il se contente de menacer le héros et de le poursuivre, mais il le fait bien et réussit à créer un personnage bien effrayant. Et il paraît qu'il n'a pas été doublé, alors que tous ses dialogues sont en gaélique.

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chrislynch
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MessagePosté le: 14 Mai 2011 à 23:30    Sujet du message: nnnnneneennvnnwww  Répondre en citantRevenir en haut

a2line a écrit :
http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif pour un Prophète. Après pas mal d'hésitations. Ce film m'a clairement plu, il est très différent des autres films français récents que j'ai pu voir (et nettement meilleurs qu'eux ) et en même temps le mélange réalisme cru / fantastique m'a laissée assez perplexe. Ce dont je suis sure par contre c'est que je vais suivre la carrière de Tahar Rahim. Il est impressionnant.


http://i41.tinypic.com/e6ay48.gif de 2,89 à 2,90
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Titine



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MessagePosté le: 20 Aoû 2011 à 19:44    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Regarde les hommes tomber http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
Bon voilà je commence à m'habituer à la façon de tourner du petit Audiard !
La caméra à l'épaule ne m'a pas traumatisée Mr. Green Mr. Green
un bon film noir avec des acteurs re-mar-qua-bles !!

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chrislynch
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MessagePosté le: 21 Aoû 2011 à 16:49    Sujet du message: nnnnneneennvnnwww  Répondre en citantRevenir en haut

Titine a écrit :
Regarde les hommes tomber http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
Bon voilà je commence à m'habituer à la façon de tourner du petit Audiard !
La caméra à l'épaule ne m'a pas traumatisée Mr. Green Mr. Green
un bon film noir avec des acteurs re-mar-qua-bles !!


http://img15.hostingpics.net/pics/961575MAJ.gifxc.gif

http://i41.tinypic.com/e6ay48.gif de 3,20 à 3,33

Il passe Un héros très discret et devient 1er du classement général dans la filmo
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chrislynch
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MessagePosté le: 15 Mai 2012 à 18:43    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

Citation :


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“De rouille et d’os”, beau film sur la fusion des corps

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Deux estropiés de la vie unissent leur souffrance : maîtrise et densité pour ce nouveau film de Jacques Audiard.
Pas de bras, pas de chocolat !”, disait Omar Sy dans Intouchables.

“Pas de cannes, Cannes !”, semble répliquer Jacques Audiard. Deux ans après le triomphe critique et public d’Un prophète, le cinéaste est de retour après avoir longtemps suivi le rythme d’environ un film tous les quatre ans.

Autant le dire tout de suite, cette rapidité nouvelle n’est en rien synonyme de film bâclé ou mineur. Si De rouille et d’os a peut-être été plus simple à fabriquer qu’Un prophète, notamment en termes de casting, il reste un film dense, chiadé et prenant de bout en bout, qui ne pâtit absolument pas de l’éclat du précédent.

Quelles que soient les affinités avec le cinéma de Jacques Audiard, quel que soit le jugement que l’on porte sur ses films, force est de constater que De rouille et d’os est parfaitement réussi. Même si on n’a pas encore vu l’ensemble des films cannois, il se pose déjà comme l’un des candidats sérieux à la Palme d’or.

De quoi parle De rouille et d’os ? Père de famille à la rue, Ali (Matthias Schoenaerts) quitte le nord de la France et trouve refuge chez sa sœur et son beau-frère, qui travaillent et habitent sur la Côte d’Azur.

Son fils Sam, 5 ans, l’accompagne, voire l’encombre. Ce n’est pas le Pérou mais l’accueil familial, un toit et le climat du Sud permettent à Ali et Sam de se poser et de se reconstruire.

Carrure d’athlète, Ali trouve un emploi de vigile dans un dancing où il rencontre la belle Stéphanie (Marion Cotillard), dresseuse d’orques dans le Marineland local. Un soir, elle lui téléphone : victime d’un accident du travail, elle est en fauteuil roulant, privée de ses deux jambes à partir des genoux. Le film va s’attacher à décrire minutieusement la relation entre Ali, monstre de plénitude physique, et Stéphanie, beauté amputée.

Comme Sur mes lèvres, autre film d’Audiard, De rouille et d’os se fonde sur un pitch hors norme : l’histoire entre un taulard et une sourde-muette laisse place à celle entre un père déchu et une cul-de-jatte. Ce type de gimmick scénaristique pourrait certes rebuter : facilité sensationnaliste, prise en otage du spectateur, façon de définir d’emblée la singularité et la charge émotionnelle d’un film et de rendre le reste (à commencer par la mise en scène) accessoire.

On pourrait aussi soutenir l’inverse : estimer qu’un tel postulat est une difficulté, un défi de mise en scène et d’éthique du regard. C’est ce qui a guidé le geste de Jacques Audiard.

Au départ partenaires souhaitant combattre leur solitude, Ali et Stéphanie deviennent sex-friends, elle pour revenir vers la vie, remettre en marche son corps mutilé, lui pour l’aider et prendre du plaisir.

Il n’est pas exclu que dans la psyché d’Ali, comme dans celle d’Audiard, réside une part de fétichisme tordu – voir les scènes de sexe qui montrent Ali s’activer entre des jambes atrophiées (les effets spéciaux avec Marion Cotillard affublée de moignons sont techniquement stupéfiants), empoigner une cuisse qui ne se prolonge par aucun genou, mollet, pied. A priori malaisantes, ces scènes se révèlent pourtant assez belles, filmées avec douceur et sensualité.

Cette relation d’amitié sexuelle, peut-être d’amour, semble avoir des vertus d’échanges à tous les niveaux. Devenu lutteur pour une organisation de combats et paris clandestins, Ali voit son intégrité morale et physique sérieusement esquintée.

Au début réticente, la fragile Stéphanie semble peu à peu prendre plaisir à ce spectacle lucratif de la violence. A mesure que son homme prend des coups, elle progresse dans sa rééducation, se fait poser des prothèses mécaniques, retrouve l’usage de la station debout – qui sépare l’homme de l’animal et, symboliquement, l’humain volontaire de celui qui abandonne.

Entre Ali et Stéphanie s’opère une sorte de mise à égalité des corps, l’un s’abîmant quand l’autre se reconstruit. Le scénario mène presque trop loin cette quête de parité : dans un ultime rebondissement, Ali subit lui aussi une mise à l’épreuve extrême, qui apparaît pour le coup artificielle, comme si le stade idéal de l’amour partagé devait passer par une égalité obligatoire dans le trauma.

Malgré ce moment too much, De rouille et d’os est un film impressionnant de maîtrise, d’intensité et, finalement, de simplicité. Derrière la caméra, on retrouve Stéphane Fontaine, le chef opérateur star du moment, qui démontre toute l’étendue de son talent sans basculer dans la virtuosité décorative : chaque plan est impeccablement composé, éclairé, découpé tout en restant au service du récit et des personnages.

Car la plus large part de réussite du film tient dans les personnages, donc les acteurs : leurs corps, leurs phrasés, leurs interactions, leurs regards, leur palette de sentiments.

Matthias Schoenaerts et Marion Cotillard sont immenses. Déjà impressionnant dans Bullhead de Michael R. Roskam, sorti en février dernier, le balèze flamand va devenir à coup sûr une star, alliant la présence physique, le visage bien dessiné, l’accent peu usité et un naturel désarmant dans toutes les situations.

Taxi, l’un des premiers films où apparaissait Marion Cotillard, ne nous avait pas permis de voir en elle plus qu’une jolie actrice parmi d’autres. Puis elle a conquis l’Amérique, prouvé son talent dans Inception ou Minuit à Paris.
Dans De rouille et d’os, elle est tout bonnement excellente. C’est le cas de tous les seconds rôles : Bouli Lanners, Céline Sallette, Corinne Masiero ou le petit Armand Verdure existent pleinement à côté du couple central.

On a longtemps considéré Jacques Audiard comme le fils de Michel. Après Un prophète et De rouille et d’os, on se dit maintenant que Michel Audiard est le père de Jacques. Mieux : Jacques Audiard a pris une place tellement nette et autonome dans le paysage du cinéma français qu’on ne pense même plus à son père.

Serge Kaganski
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chrislynch
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MessagePosté le: 23 Mai 2012 à 11:10    Sujet du message: pppprrrresssss Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
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De rouille et d’os

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C'est drôle : depuis De battre mon coeur s'est arrêté et Un prophète, Jacques Audiard est devenu le symbole du classicisme à la française. Il suffit pourtant, au début de De rouille et d'os, de regarder avancer, sur une route, dans une rue, un géant et un « nain », Goliath et David, un père et son fils, pour se sentir ailleurs. Dans cette Amérique qu'il poursuit de film en film comme un idéal. Ou dans un continent lointain — l'Asie — dont il apprécie tant le cinéma. Ailleurs, en tout cas.

C'est dans le sud de la France, pourtant, que débarquent le colosse et le gamin. Ali (Matthias Schoenaerts, révélé par Bullhead et, une fois encore, étonnant) est un grand corps au coeur doux. Pas tout à fait le Lennie de Des souris et des hommes de Steinbeck — comme l'était Mathieu Kassovitz dans Regarde les hommes tomber —, mais il y a de ça. Ce bloc de testostérone fascine visiblement Jacques Audiard autant qu'il le révulse. Dans nombre de ses films, d'ailleurs, il aura mis en scène des hommes aux relations ambiguës, entre amitié trouble et homosexualité inavouée.

Ali est une force brute. Il boxe comme il baise et il baise comme il boxe : avec vigueur et simplicité. Quand il la sent au-delà du désespoir, il propose gentiment à Stéphanie de coucher avec lui. Ni par amour, ni par pitié. Par hygiène. Pour la rassurer sur elle-même. Chaque fois qu'elle le sollicitera, plus tard, il sera d'accord, à condition d'être « opé », comme il dit. « Opérationnel », s'entend. Mais dès qu'elle lui demande autre chose — de l'attention et, pourquoi pas de la tendresse —, il ne comprend pas : « opé », il est « opé », qu'est-ce qu'il pourrait être de plus ? Comme tous les mecs, chez Jacques Audiard, Ali est à terre sans s'être vu tomber.

Stéphanie l'est aussi, mais elle, au moins, elle le sait. Elle travaillait, comme tous les jours, au Marineland du coin, comme tous les jours, ses orques lui obéissaient au doigt et à l'oeil. Elle s'était réveillée dans une chambre d'hôpital après l'accident. Sans ses deux jambes... Depuis, entre désespoir et lassitude (Marion Cotillard exprime ces sentiments avec une grâce de star à l'ancienne, à la Garbo), elle marche, un peu comme Robocop, sur des prothèses qu'elle exhibe, parfois, comme un défi.

Le plus séduisant, chez Jacques Audiard, c'est son audace. Son insolence tranquille. Les scènes les plus casse-gueule, il les affronte, il les impose : Ali porte dans ses bras Stéphanie jusqu'à la mer et la ramène sur ses épaules, moignons bien visibles, devant des vacan­ciers médusés. Sans oublier le moment, gênant et doux, où le fils d'Ali effleure à plusieurs reprises les prothèses de Stéphanie et lui demande, tout craintif, si « ça fait mal »... Tout cela est délicat, complexe, intense. Mais un peu froid, aussi, par moments, comme si le réalisateur tenait à maintenir entre ses personnages et lui, entre lui et nous, une distance. Une protection contre l'émotion facile. Chez lui, la pudeur rivalise avec la rigueur : chaque mot, chaque son, chaque mouvement de caméra reflètent un univers qu'il a pensé, voulu et qu'il prétend maîtriser jusqu'au moindre détail.

Sa seule faiblesse, il l'a expliquée, un jour, après la sortie de De battre mon coeur s'est arrêté : « Dès que je changeais de point de vue, dès que je m'attachais à un autre personnage que le héros, ça ne marchait pas. Je me suis donc mis à le suivre, à le coller, à le pister en permanence. » Peut-être parce que son scénario mêle plusieurs nouvelles (superbes, d'ailleurs) du romancier Craig Davidson, Audiard, une fois encore, n'a pas résisté aux personnages secondaires : le sale type dont le matériel électronique espionne employés et ouvriers. La soeur du héros qui, pour nourrir les siens, rapporte du supermarché où elle est caissière des produits tout juste périmés...

Ils apportent, certes, un brin de réalisme social à ce huis clos hors du temps, mais on s'en fiche un peu. Comme dans les grands films hollywoodiens d'hier (John Huston) et d'aujourd'hui (Clint Eastwood), c'est le sort des héros qui passionne. Audiard est grand dès lors qu'il suit à la trace les corps blessés de ses deux paumés. Quand il observe Marion Cotillard, perchée sur ses fausses guibolles, se métamorphoser soudain en improbable manager de combats illicites. Et quand il traque Matthias Schoenaerts, un goût de sang, « de rouille et d'os » aux lèvres, qui brise la glace à coups de poing, pour, enfin, devenir humain. Dans le noir, on entend son premier « je t'aime ». Et ce chuchotement ressemble à une naissance.


Pierre Murat
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Zozef



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MessagePosté le: 24 Mai 2012 à 0:05    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

1994 : Regarde les hommes tomber http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
1996 : Un héros très discret http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
2001 : Sur mes lèvres http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
2005 : De battre mon cœur s'est arrêté http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
2009 : Un prophète http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
2012 : De rouille et d'os http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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akariza
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MessagePosté le: 28 Mai 2012 à 11:07    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

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Bastien



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MessagePosté le: 01 Juin 2012 à 10:54    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

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Un homme, une femme... Sauf que Jacques Audiard n'a rien de Claude Lelouch : pas de chabadabada, pas de course automobile, et la plage présente n'est qu'un obstacle de plus à surmonter pour les personnages plutôt qu'un lieu romantique. Audiard aime ses personnages, ses abîmés de la vie, en externe (Cotillard) ou en interne (Schoenaerts), qui ne se construisent pas mais se reconstruisent. Il les filme au plus près, sans fausse pudeur, érotisant leurs corps difformes, charcuté ou massif. Il évoque une histoire d'amour qui ne veut pas dire son nom mais ne s'en cache pas pour autant. Il a recours, parfois, à des métaphores trop faciles pour lui (l'accident du garçon) mais sait aussi faire preuve d'une poésie du morbide déjà esquissée dans Un prophète (l'accident de Cotillard). Surtout, il laisse deux acteurs magnifiques se sublimer, Cotillard toute en blessure et, surtout, Schoenaerts en force pure, physique mais aussi de jeu. Un trio extraordinaire, dont les défauts du film (j'ai beaucoup de mal avec le gosse, et le scénario reste un peu trop convenu) n'altèrent finalement que peu la performance réellement cinématographique.

Note : http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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Benoît



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MessagePosté le: 05 Juin 2012 à 0:17    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

De rouille et d'os

Je ne rajouterai rien de plus que Bastien. Je ressors du film. Pareil je le trouve très convenu et j'ai vraiment du mal avec ce genre d'histoires.
En fait, c'est typiquement, le genre de films qui m'en touchent une sans secouer l'autre. Plus sérieusement, un couple qui se construit à travers le malheur et qui permet aux deux êtres humains de se stabiliser, c'est pas toujours ma tasse de thé.
Plus honnêtement, j'ai un peu de mal avec certaines séquences que je trouve inutiles (notamment le vol dans le supermarché). Par contre, acteurs très bons et quelques moments de grâce en terme de mises en scène.
Une histoire assez sombre qui contraste avec la photographie, vraiment lumineuse et sublime.
Mais au final, c'est le genre de films que je regarde, mais qui ne me procure pas grand chose comme émotion.

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akariza
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MessagePosté le: 05 Juin 2012 à 19:57    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

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Kiké



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MessagePosté le: 09 Juin 2012 à 10:21    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

DE ROUILLE ET D'OS

D'habitude, je n'accroche pas trop au cinéma de Jacques Audiard. J'éprouve ici encore quelques réserves par rapport à son style, mais je dois reconnaitre qu'il a réussi à m'émouvoir bien plus que lors de ses précédents opus. "De rouille et d'os" lui permet une fois encore de présenter des personnages blessés, et d'observer leur reconstruction. Deux personnages blessés, ici, qui se rencontrent et doivent s'apprivoiser. Deux superbes personnages, qu' Audiard aime et filme avec talent. D'un côté il y a Ali, la grosse brute qui ne pense pas beaucoup, qui porte le poids d'un lourd passé et éprouve bien du mal à être un père responsable pour son petit Sam. De l'autre, il y a Stéphanie, blessée physiquement et qui doit réapprendre chaque mouvement : marcher, nager, embrasser... Deux personnages opposés mais qui se retrouvent et qui partagent leur douleur, et qui tentent de trouver la rédemption ensemble. Deux très beaux personnages, et deux sublimes interprétations. Matthias Schoenaerts joue à merveille cette grosse bête qui s'humanise petit à petit. Marion Cotillard trouve son meilleur rôle depuis "la môme" et crée énormément d'émotions avec peu de gestes (voir par exemple la belle scène sur le balcon avec Katy Perry en fond sonore).
Un très beau "couple" de cinéma, non conventionnel. Audiard filme frontalement leur corps, leur difficultés, leur différence, leur blessure. Cela offre quelques beaux moments de cinéma, à l'opposé des romances habituelles (scène de la plage). Je trouve quand même qu'il est parfois un peu lourd à force d'insister. De plus, le film perd un peu de sa puissance lorsqu'on s'égare dans des intrigues secondaires comme la lutte ouvrière. Enfin, j'ai toujours ce problème récurrent avec Audiard et la violence : je ne nie pas qu'elle soit justifiée dans cette histoire, mais je pense que le cinéaste éprouve une certaine fascination à la filmer. Je me suis senti pris en otage lors du ressort dramatique final, qui me semble surtout prétexte à torturer les nerfs des spectateurs. Ces réserves mises à part, je pense qu'il s'agit du premier Audiard à m'avoir vraiment parlé. Ceux qui ont aimé ses précédents films devraient beaucoup apprécier celui-là.

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MessagePosté le: 16 Déc 2012 à 13:12    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

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Malgré le talent des acteurs et le sujet épidermique, l'émotion passe difficilement.
Confirmation de film en film qu'Audiard s'éloigne de mes attentes de spectatrice, dommage...

De rouille et d'os : http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
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chrislynch
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MessagePosté le: 05 Mar 2013 à 17:03    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

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Du travail bien fait, une mise en scène bien tenue. C'est très propre mais je reste complètement en dehors, à la fois sur la forme et le fond. L'impression d'avoir déjà vu ce film 5000 fois.

http://i41.tinypic.com/123wspe.gif http://i41.tinypic.com/123wspe.gif
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Bastien



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MessagePosté le: 05 Mar 2013 à 22:01    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

Arestrup est l'un de ces coeurs ? http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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MessagePosté le: 05 Mar 2013 à 23:11    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

Bastien a écrit :
Arestrup est l'un de ces coeurs ? http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif


Oui, il est formidable http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif
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MessagePosté le: 09 Mar 2013 à 15:35    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

http://img15.hostingpics.net/pics/961575MAJ.gifxc.gif

http://i49.tinypic.com/rucoc4.gif Un prophète de 3,09 à 3,00 http://i49.tinypic.com/rucoc4.gif
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MessagePosté le: 10 Mar 2013 à 0:00    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

Image

C'est ça le haut du panier cinématographique français ? Une histoire de Freaks, juste intéressante que parce qu'ils sont freaks, hors norme. Mais que raconte ce film ?????? Audiard sait mettre en scène, même ce qu'il y a de plus vide.

http://i41.tinypic.com/123wspe.gif
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MessagePosté le: 10 Mar 2013 à 22:12    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
Image

C'est ça le haut du panier cinématographique français ? Une histoire de Freaks, juste intéressante que parce qu'ils sont freaks, hors norme. Mais que raconte ce film ?????? Audiard sait mettre en scène, même ce qu'il y a de plus vide.

http://i41.tinypic.com/123wspe.gif


Je vais te faire travailler un petit peu, si ça ne te dérange pas http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif :

Si je te lis correctement, tu reproches au film de se contenter de prendre des Freaks, et de ne rien construire autour.
Il me semble qu'on peut quand même dénoter une volonté de reconstruction de ses personnages, qui vont s'entraider pour revenir, ou tenter de revenir, vers une certaine lumière. Je ne dis pas que c'est le film le plus optimiste ou le plus profond sur le thème des Freaks, certainement pas. Je pense juste qu'il faut lui reconnaitre une volonté de reconstruction de ces personnages détruits. Imparfait sans doute, mais pas vide non plus, selon moi.

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MessagePosté le: 10 Mar 2013 à 22:50    Sujet du message:  Re: Jacques Audiard - V Répondre en citantRevenir en haut

Kiké a écrit :
chrislynch a écrit :
Image

C'est ça le haut du panier cinématographique français ? Une histoire de Freaks, juste intéressante que parce qu'ils sont freaks, hors norme. Mais que raconte ce film ?????? Audiard sait mettre en scène, même ce qu'il y a de plus vide.

http://i41.tinypic.com/123wspe.gif


Je vais te faire travailler un petit peu, si ça ne te dérange pas http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif :

Si je te lis correctement, tu reproches au film de se contenter de prendre des Freaks, et de ne rien construire autour.
Il me semble qu'on peut quand même dénoter une volonté de reconstruction de ses personnages, qui vont s'entraider pour revenir, ou tenter de revenir, vers une certaine lumière. Je ne dis pas que c'est le film le plus optimiste ou le plus profond sur le thème des Freaks, certainement pas. Je pense juste qu'il faut lui reconnaitre une volonté de reconstruction de ces personnages détruits. Imparfait sans doute, mais pas vide non plus, selon moi.


Bien sûr Kiké, mais quels sont donc ces ingrédients de reconstruction ?

Une reconstruction par l'autre, tout ce qu'il y a de plus artificiel et de factice.

A un moment, Audiard réussit une belle scène où elle lui demande un peu de délicatesse. Il y avait là un magnifique thème à traiter, parce que rarement travaillé au cinéma. Mais Audiard passe à côté alors qu'il le tenait entre ses mains.

Et je te le redis très fort pour les prochains éventuels débats : tout ce qui se reconstruit par l'extérieur est factice, sans réalité, sans profondeur. Le cinéma est le miroir de la vie, pas une baguette magique. Des centaines de films ont réussi cette profondeur, cette projection de la réalité. Et pour moi, Audiard ne le réussit absolument pas. Il fait un film avec des ingrédients faciles (Freaks et reconstruction extérieure).

Maintenant je comprends bien ton argumentation et ton ressenti sur ce que tu crois qui n'est pas du vide. Mais pour moi, ça l'est.
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