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 Léos Carax - V Voir le sujet suivant
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chrislynch
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MessagePosté le: 13 Mai 2009 à 15:43    Sujet du message: nnnnneneennvnnwww Léos Carax - V Répondre en citantRevenir en haut

Citation :


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Leos Carax, de son vrai nom Alex Dupont, né le 22 novembre 1960 à Suresnes, est un réalisateur français. Son pseudonyme est une anagramme entre son prénom de baptême et le syntagme « Oscar » (en référence au prix).




1.Moyenne des films du cinéaste :

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Dernière édition par chrislynch le 26 Mai 2013 à 17:19; édité 6 fois
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chrislynch
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MessagePosté le: 13 Mai 2009 à 15:44    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Ouverture des votes Dimanche 21 octobre 2012 à 12h40
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chrislynch
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MessagePosté le: 13 Mai 2009 à 15:46    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Citation :


Kate Moss se lance dans le cinéma

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Contrairement à nombre de ses collègues de défilés, la mannequin Kate Moss aura attendu longtemps avant de se lancer dans une carrière d’actrice. Les tabloïds anglais assurent qu’elle franchira ce pas avec The beast , le film que doit tourner d’ici l’automne Léos Carax . Denis Lavant, son acteur récurrent, a lui d’ores et déjà signé pour y incarner un homme hanté par une femme (donc peut-être Moss) pendant vingt ans. Si ce casting se confirmait, ce ne serait pas le premier contact de Carax avec le monde des top-models : il avait en effet réalisé un clip pour le premier album de Carla Bruni .


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Fa



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MessagePosté le: 13 Mai 2009 à 20:41    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Une bio que j'avais signé il y a quelques années et que je viens de compléter.

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Leos Carax, de son vrai nom Alex Dupont, est né à Suresnes le 22 novembre 1960. Il passe son baccalauréat avec succès en 1977. Dès l’adolescence, il se passionne pour le cinéma, et fréquente assidûment la Cinémathèque française, rêvant de devenir réalisateur…
Il devient coursier. Mais ce petit job lui permet de s’offrir une caméra 16 mm. Parallèlement, il continue à forger sa culture cinématographique en assistant aux projections gratuites des facultés de Paris.
Le critique Serge Daney, alors professeur à Censier-Paris III, le remarque ainsi, et lui propose d’écrire dans les Cahiers du Cinéma. Dès 1979, il travaille sur plusieurs scénarios. L’un d’eux, « Strangulation Blues » reçoit l’Aide au Court Métrage. Il peut ainsi le réaliser en 1980. Sélectionné dans de nombreux festivals de 1981 à 1982, ce premier film remporte plusieurs prix. On commence alors à parler de lui…

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Si bien qu’une petite maison de production, Abilène, accepte de produire son premier long métrage : « Boys Meets Girls ». Ses qualités de réalisateur s’y remarquent tout de suite, et le film est même présenté au Festival de Cannes en 1984. La critique applaudit, et le public va transformer ce premier film en un vrai film culte…

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Si bien qu’il a carte blanche pour réaliser son second long métrage… Le tournage se fait dans le plus grand secret. Carax réunit autour de lui une belle brochette d’acteurs avec : Juliette Binoche, Michel Piccoli et Denis Lavant. Le film c’est « Mauvais Sang ». À sa sortie, en novembre 1986, l’accueil est enthousiaste et certains critiques ne tardent pas à voir en lui le nouveau génie du cinéma Français. Il est vrai que les qualités de « Mauvais Sang » sont impressionnantes : imagination, maîtrise, innovation… Le film apparaît très vite comme un bain de jouvence, un coup de fouet salvateur dans le cinéma Français. Les Cahiers du cinéma pourtant difficiles à convaincre, écriront : « Le travail sur l’image dans MAUVAIS SANG est d’une invention extraordinaire. On dirait que toutes les images du film sont hantées par les fantômes du grand cinéma ». Pour l’ancien petit coursier c’est la consécration.

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En 1987, Carax se lance dans son projet le plus ambitieux : « Les Amants du Pont-Neuf ». C’est alors que les problèmes se succèdent. Pour les besoins du film, il faut reconstruire le Pont Neuf à Lansargue, près de Montpellier, ce qui fait exploser le budget. Denis Lavant, acteur principal, se sectionne le tendon du pouce. Les retards s’accumulent… Et finalement, la production s’arrête en décembre 1988 et abandonne Carax, ses acteurs (dont Juliette Binoche) et les décors pharaoniques.
Pendant six mois, Carax cherche de l’argent, se ruine personnellement… Et finalement, il parvient à convaincre un mécène en la personne du milliardaire Francis Van Buren. Le tournage reprend en juillet 1989. Mais un mois après, Van Buren renonce lui aussi, jugeant Carax trop exigeant, trop fou… Trop artiste ?

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Mais Carax n’abandonne pas, il sonne à nouveau aux portes des financiers.
Et le producteur Christian Fechner reprend le projet de Carax à son tour en août 1990. Et le 8 mars 1991, le film est enfin terminé ; quatre ans après le début du projet. Son budget, initialement fixé à 32 millions, dépasse les 100 millions de francs ; ce qui en fait un des films les plus chers de l’histoire du cinéma Français.
Il sort en salles en octobre 1991. L’accueil est très mitigé ; et pourtant le film est une splendeur, débordant d’imagination, d’invention...

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Mais désormais, Carax passe auprès des cinéphiles pour un cinéaste maudit, mystérieux, solitaire et renfrogné, fuyant aussi bien les médias que le public.
Les producteurs lui ferment les portes, le public l’oublie… Seuls quelques cinéphiles font la comparaison avec Orson Welles, autre cinéaste génial et maudit…
Il lui faudra attendre dix ans pour revenir derrière une caméra, avec un court métrage de 8 minutes, sans titre, qu’il réalise en 1997 avec Catherine Deneuve et Guillaume Depardieu ; prémices d’un nouveau projet ainsi évoqué dans le journal " Le Monde " :

Citation :
QU'EST DEVENU Léos Carax ?
Depuis Les Amants du Pont-Neuf (1991), ceux qui l'aiment se faisaient du mauvais sang. Parmi eux, le Festival de Cannes, qui lui a demandé " un film court, comme une lettre adressée au Festival dans laquelle le ciné donnerait de ses nouvelles ". La réponse du réalisateur - fulgurance de huit minutes trente-sept secondes dépourvue de titre - rassure d'abord parce qu'elle témoigne de la puissance intacte d'un créateur qui allie virtuosité, mystère et émotion intime en un montage époustouflant qui entremêle l'histoire du cinéma et celle du cinéaste.
Sans qu'on ait le temps d'identifier des images qui jaillissent dans un déchaînement que souligne en contrepoint une bande-son très dissonante, quelque chose prend forme ici qui partirait d'une danseuse des Frères Lumière, pour aboutir au prochain film du réalisateur, dont on aperçoit les principaux interprètes (Katerina Golubeva, Guillaume Depardieu, Catherine Deneuve). En cours de route, on aura vu une salle applaudir à tout rompre, des enfants fuir apeurés (La Nuit du chasseur, de Charles Laughton ), le sexe d'une femme s'échancrer sous l'action du feu (L'Origine du monde, de Gustave Courbet), et des bombes s'écraser sur la Terre. Histoire du cinéma, peut-être, et portrait de l'artiste d'autant plus inquiétant qu'on y perçoit une immense solitude.
Carax, en somme.


Et en 1999, un nouveau long métrage voit le jour, avec Guillaume Depardieu et Catherine Deneuve donc : « Pola X ».

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C’est un échec énorme qui semble définitivement pousser ce grand artiste vers les limbes des cinéastes destinés à l’oubli malgré le soutien de cinéastes dont Jacques Rivette qui déclara : « Pour moi, le plus beau film français des dix dernières années ».

Fin 2007, il réalise au Japon un des trois segments d'un long métrage intitulé Tokyo ! (les deux autres réalisateurs sont Bong Joon-ho et Michel Gondry). Sa contribution a pour titre "Merde" mais cela ne suffit pas pour le relancer...

Restera le souvenir d’un éclair fulgurant qui à la fin des années 80 fit espérer un nouveau souffle dans le 7ème Art Français…
A moins qu’un jour le petit génie qui sommeille en Carax le pousse à nouveau derrière une caméra…
On sait qu’il travaille sur un nouveau projet dont le titre serait « Scars », un film qui lui apportera peut-être l’oscar dont il rêve… Son pseudo voulant dire : « LE / OS-CAR / AX » : l’Oscar pour Alex !

Notons enfin Qu'il a réalisé des clips pour Iggy Pop, New Order et Carla Bruni (de plus, il a écrit avec elle les paroles de la chanson « Quelqu'un m'a dit » pour son premier album).

Comme acteur, il a joué dans Les Ministères de l'Art de Philippe Garrel, dans King Lear de Jean-Luc Godard, dans The House de Sharunas Bartas, dans Process de Christian S. Leigh, dans 977 de Nikolay Khomeriki, et on le verra dans le prochain film de Harmony Korine.

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chrislynch
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MessagePosté le: 13 Mai 2009 à 22:09    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Je suppose que si tu as fait ça, c'est que tu aimes bien ?
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Fa



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MessagePosté le: 13 Mai 2009 à 22:20    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Ben je peux déjà te dire que mes votes varierons entre http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif et http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

Est-ce que cela répond à ta question ? Mr. Green
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chrislynch
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MessagePosté le: 13 Mai 2009 à 22:28    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Fa a écrit :
Ben je peux déjà te dire que mes votes varierons entre http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif et http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

Est-ce que cela répond à ta question ? Mr. Green


Oui.

Du peu que j'ai vu, j'aime bien également Mr. Green
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chrislynch
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MessagePosté le: 10 Juin 2011 à 16:36    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
Citation :
Leos Carax : il retrouve Juliette Binoche et Denis Lavant


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Vingt ans après Les amants du pont neuf, son réalisateur et ses comédiens retournent ensemble.

En 1991 sortait Les amants du Pont Neuf, après une gestation éprouvante (tournage interrompu à plusieurs reprises, intervention de nouveaux producteurs, construction d’un décor du Pont Neuf en province…). Ce film marquera l’apogée de Leos Carax, mais aussi un certain déclin. Le réalisateur mettra plusieurs années avant de refaire un long-métrage (Pola X, en 1999, séparé de quasiment dix ans de Merde, sa participation au film collectif Tokyo !) tandis qu’il se séparera de Juliette Binoche, épuisée par cette aventure. Carax doit entamer en août prochain le tournage d’Holly motors, son cinquième long métrage. Il créé déjà l’événement en marquant les retrouvailles entre Carax, Binoche et Denis Lavant, vingt ans après Les amants… Holly Motors se déroulera pendant 24 heures, sur les trace d’un homme tour à tour mendiant, PDG, père de famille et assassin.

Source Première
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Zozef



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MessagePosté le: 10 Juin 2011 à 19:21    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
Citation :
Citation :
Leos Carax : il retrouve Juliette Binoche et Denis Lavant


Image

Vingt ans après Les amants du pont neuf, son réalisateur et ses comédiens retournent ensemble.

En 1991 sortait Les amants du Pont Neuf, après une gestation éprouvante (tournage interrompu à plusieurs reprises, intervention de nouveaux producteurs, construction d’un décor du Pont Neuf en province…). Ce film marquera l’apogée de Leos Carax, mais aussi un certain déclin. Le réalisateur mettra plusieurs années avant de refaire un long-métrage (Pola X, en 1999, séparé de quasiment dix ans de Merde, sa participation au film collectif Tokyo !) tandis qu’il se séparera de Juliette Binoche, épuisée par cette aventure. Carax doit entamer en août prochain le tournage d’Holly motors, son cinquième long métrage. Il créé déjà l’événement en marquant les retrouvailles entre Carax, Binoche et Denis Lavant, vingt ans après Les amants… Holly Motors se déroulera pendant 24 heures, sur les trace d’un homme tour à tour mendiant, PDG, père de famille et assassin.

Source Première


Si cela pouvait être vrai…
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chrislynch
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MessagePosté le: 24 Mai 2012 à 11:29    Sujet du message: pppprrrresssss Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
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« Holy motors » de Leos Carax, un film libre et stupéfiant

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Treize ans depuis Pola X, vingt depuis Les amants du Pont Neuf : tel Ulysse de retour à Ithaque, Leos Carax revient magistralement au pays du cinéma et flingue tous les prétendants, laissant les autres films, aussi bons soient-ils, loin derrière. En termes d’inventivité, d’audace, de courage, d’inspiration, de puissance humoristique ou mélancolique, de folie créatrice, y a pas photo ! Holy motors est un ovni, qui échappe à tous formats ou classifications. C’est Carax lui-même que l’on retrouve dans les premières séquences, très lynchiennes : bel endormi, fantôme de l’opéra, il se réveille d’un long sommeil, erre à tâtons dans une chambre sombre, qui surplombe une salle de cinéma.

Premières images d’emblée scotchantes qui signent son retour (tout le film mêlera ainsi échos autobiographiques, revisite détonante de sa filmo et histoire du cinéma de ses origines mécaniques à son présent digital). L’argument est simple : un certain monsieur Oscar (double de Carax, génialement joué par Denis Lavant, l’autre double) sillonne Paris en limousine (parenté étrange avec le Cronenberg), de rendez-vous en rendez-vous très spéciaux : à chaque fois, il vit quelques minutes une autre vie (homme d’affaire, clochard, père de famille, tueur…). Ça parait ouf, mais c’est tout simplement le paradoxe du comédien poussé au bout extrême de sa logique. Et pourquoi pas, puisqu’au cinéma, on peut tout ? Il y a d’ailleurs une loge dans la limo, grâce à laquelle Carax, toujours forain, ne nous cache rien des techniques artisanales de métamorphoses des acteurs. Chaque étape nous amène de surprises en surprises, d’une piéta avec un mendiant priapique (la vierge mixée de Belphegor est Eva Mendès, ce qui a dû la changer de ses rôles usuels !) à un tueur qui tue son double.

Des giclées d’espièglerie parsème ce film extrêmement ludique, mais le jeu de piste qui traverse chaque genre du cinéma mène aussi à une séquence bouleversante sur le toit de la Samaritaine : monsieur Oscar y croise une belle américaine blonde à cheveux courts qui se prénomme Jean, et chante une chanson triste composée par Neil Hannon. Est-ce le dialogue avec Godard, les fantômes de Seberg et du Pont Neuf, ou la performance de Kylie Minogue qui bouleversent ? On est en tous cas ému aux larmes. Des films de Jules Marey à une étreinte fluo-digitale, d’une Edith Scob plus belle que jamais aux limousines glissant dans la nuit aussi mystérieusement que dans Mulholland drive, Holy motors est surprenant, sidérant et hanté de bout en bout. Carax est revenu en son royaume et se saisit du sceptre avec une maestria et une liberté tout simplement stupéfiantes.

Serge Kaganski
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akariza
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MessagePosté le: 24 Mai 2012 à 21:30    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

Rien vu de ce cinéaste et pourtant il m'intrigue depuis toujours...

Si par chance Holy motors est programmé chez moi j'irai à sa découverte.
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Zozef



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MessagePosté le: 26 Mai 2012 à 11:57    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

1980 : Strangulations blues http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
1984 : Boy Meets Girl http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
1986 : Mauvais Sang http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
1991 : Les Amants du Pont-Neuf http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
1997 : Sans titre http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
1999 : Pola X http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
2008 : Tokyo ! (segment Merde) http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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MessagePosté le: 26 Mai 2012 à 11:58    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
Fa a écrit :
Ben je peux déjà te dire que mes votes varierons entre http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif et http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

Est-ce que cela répond à ta question ? Mr. Green


Oui.

Du peu que j'ai vu, j'aime bien également Mr. Green


Comme quoi les enfants de Godard ont droit à plus de sollicitude que leur géniteur

King Lear and coronets…

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MessagePosté le: 04 Juil 2012 à 14:04    Sujet du message: pppprrrresssss Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
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“Holy Motors” : conquérant et inventif, un film génial

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Conquérant souverain, faussement mélancolique, incroyablement ludique, sidérant d’originalité et d’invention : Carax décoche un film génial.

C’est la dernière séquence du film. Les limos, qui ont durement bossé toute la journée, sont reconduites au garage. Sur la façade de ce dortoir à voitures brille une enseigne au néon vert qui écrit le titre du film.

Holy Motors ? Non justement, pas tout à fait. Le néon du second o de Motors a dû griller car ce qui se détache désormais en lettres phosphorescentes, c’est HOLY MOTRS. On sait trop le goût de Carax pour les anagrammes (Alex Oscar = Leos Carax) pour ne pas déplacer le t et le r et entendre “Holy morts”. Qui seraient alors ces saints morts sur la dépouille desquels se recueillerait le film ?

Ils sont multiples. Il y a Henry James et Georges Franju, remerciés au générique ; Jean Seberg, sainte sacrifiée sur l’autel du cinéma moderne (dont Kylie Minogue ressuscite la blondeur dépressive des années 70) ; et puis Samuel Beckett, King Kong, Etienne-Jules Marey…

Et aussi toute l’œuvre de Leos Carax, ses films anciens patiemment revisités, motifs par motifs, la course de Denis Lavant devant un mur strié de mauvais sang, le Pont-Neuf et ses alentours, Monsieur Merde…

Comme si Carax nous invitait à déambuler dans sa chapelle ardente. Mais le saint mort parmi les saints, ce serait surtout le cinéma, une certaine forme en tout cas, celle de l’enregistrement.

L’animation numérique la cerne (sidérante séquence de combat en performance capture) et la possibilité d’un cinéma sans caméra se fait jour. “Les caméras me manquent. Avant, elles étaient plus hautes que nous, puis elles sont devenues plus petites que nous. (…) La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Qu’en restera-t-il s’il n’y a plus personne pour regarder ?”, confie Denis Lavant à un méphistophélique mentor malicieusement interprété par Michel Piccoli.

C’est le côté jour de la Toussaint, visite à nos morts, jeu de l’oie parmi les tombes. Le film évoque le progressif estompement d’un certain agencement dans la façon d’arracher des images au monde que certains ont follement aimé sous le nom de “cinéma”.

D’ailleurs, il n’y a pas que les caméras qui n’ont plus de moteur. Dans leur garage, les limousines, soudain douées de parole, se lamentent sur leur prochaine disparition : “Les hommes n’aiment plus les machines matérielles.” Certes, mais si un jour prochain on n’entendra plus crier “moteur !”, cela n’empêche pas le film de rétorquer avec vigueur : “action !”

principe moteur

C’est la surprise miraculeuse du film : sa promenade parmi les vestiges anciens ne comporte aucune tonalité crépusculaire. La mélancolie est sans cesse dépassée par une force de proposition active stupéfiante. “On voudrait revivre”, chante Gérard Manset dans les dernières scènes ; c’est en effet le programme d’un film qui ne vise pas moins qu’une résurrection. “Ça veut dire on voudrait vivre encore la même chose, refaire peut-être encore le grand parcours”, poursuit le chanteur.

Le même parcours ? Pas tout à fait. Parmi les décombres, une végétation folle a repoussé. Les images qu’accompagne la chanson de Manset, par exemple, en déminent effrontément le pathétique, et la surprise de taille que ménage ce retour au bercail ouvre le cinéma de Carax à une dimension d’absurde poétique d’une grâce insensée. De station en station, la limousine d’Oscar (le génial Denis Lavant) substitue à chaque image qui disparaît une image neuve, tonique.

Obstinément, le film avance. Et cette retraversée de Paris et du cinéma est avant tout une reconquête. Ce que nous dit le cinéaste, c’est qu’il peut tout faire : un drame psychologique français avec adolescente complexée, un film de gangster stylisé à humour noir façon Joel Coen, une comédie musicale, une version live du Cars de Pixar, un ballet érotique d’images de synthèse (et l’idée géniale est de filmer d’abord ce qui hante ces images, les comédiens en combinaison sous les capteurs, et de les constituer en spectacle plus passionnant plastiquement que le résultat numérisé).

Ce n’est pas le personnage qui bouge tout le temps, passe d’un rôle à un autre, c’est aussi le cinéaste qui fait son Fregoli, essaie toutes les formes qui peuvent l’être, très anciennes ou très contemporaines, comme si un film aujourd’hui ne pouvait plus être qu’un objet sauvagement composite.

Holy Motors est un film de démonstration. Il vise à tracer les contours de tout ce que peut aujourd’hui le cinéma (ce qu’il en reste mais aussi ce qu’il est en train de devenir).

moteur de recherche

Toutes les images sont là, telles des données stockées dans les gigaoctets de la mémoire du film. La limousine est ce moteur de recherche qui permet de les sélectionner. Elle googlise des mots (Samaritaine, mendiant, Merde) et elle recrache des images.

C’est peu dire que cette fiction qui surfe de fenêtres en fenêtres est contemporaine et la notion de cinéma de recherche y prend toutes les acceptions possibles, à commencer par la plus simple : chercher une forme neuve. Revivre, dit-il. On aurait pu commencer par là.

Dans la première scène, le cinéaste se réveille dans un lit. Sur la bande-son, on entend des mouettes, le crissement d’une cale de bateau et pourtant par la fenêtre, on aperçoit une ville. Il suffit d’une élémentaire disjonction son/image pour que déjà le film nous embarque.

De son corps malingre d’ado éternel, le cinéaste longe des murs d’un pas incertain. Il passe devant un magnifique papier peint dessinant une forêt. Un
lent panoramique épouse sa trajectoire courbe avec la lenteur nécessaire à une mini-extase plastique. Dans le papier peint, un trou.

Le cinéaste y plaque son œil façon Norman Bates (déjà dans Mauvais sang, Carax apparaissait le temps d’une scène pour incarner “le voyeur du quartier”).

Le trou est une serrure, qui ouvre une porte qui, passé un embranchement de couloirs, mène au balcon d’une grande salle de cinéma. Sur ce balcon, le cinéaste se juche et contemple la salle. Ce que dit cette séquence liminaire est littéral : Carax revient au cinéma !

Mais elle ne se contente pas de le dire : parfaitement performative, elle le fait. Avec presque rien, quelques bruitages poétiques, un corps qui se déplace, un mouvement d’appareil élégant, le juste choix d’une lumière, le film nous étreint de sa magie irréductible.

Envoûtant et tenace, il ne nous lâchera plus.


par Jean-Marc Lalanne
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Zozef



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MessagePosté le: 10 Juil 2012 à 13:30    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

Holy Motors http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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chrislynch
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MessagePosté le: 10 Sep 2012 à 14:36    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

Pola X

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Synopsis

Pierre vit avec sa mère dans un château en Normandie à proximité des bords de la Seine. Ils sont beaux, riches, insouciants et ils s'aiment. Chaque matin, Pierre part avec la moto héritée de son père rendre visite à Lucie, sa fiancée. Une nuit, Marie annonce à Pierre qu'elle a fixé la date de son mariage avec Lucie. Pierre part annoncer la bonne nouvelle à sa fiancée. En chemin, au bord de la forêt, apparaît une créature d'une beauté funèbre. Elle parle avec un fort accent des pays de l'Est : "Pierre... tu n'es pas le seul enfant, je suis ta sœur, Isabelle."

Avis

Difficile de passer au-dessus du jeu catastrophique des comédiens, qui récitent leur texte sans comprendre le contenu. Mais y avait-il quelque chose à jouer de ce contenu, là est toute la question. A vif et sans distance, hautement artificiel sous couvert de profondeur, très peu pour moi.

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akariza
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MessagePosté le: 10 Sep 2012 à 19:22    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
Du peu que j'ai vu, j'aime bien également Mr. Green


chrislynch a écrit :
A vif et sans distance, hautement artificiel sous couvert de profondeur, très peu pour moi.

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Heureusement que tu aimes bien Image Mr. Green
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chrislynch
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MessagePosté le: 10 Sep 2012 à 19:24    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

akariza a écrit :
chrislynch a écrit :
Du peu que j'ai vu, j'aime bien également Mr. Green


chrislynch a écrit :
A vif et sans distance, hautement artificiel sous couvert de profondeur, très peu pour moi.

http://img15.hostingpics.net/pics/620602verts63.gif http://img15.hostingpics.net/pics/620602verts63.gif


Heureusement que tu aimes bien Image Mr. Green


J'avais jamais vu celui-là Mr. Green
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akariza
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MessagePosté le: 10 Sep 2012 à 19:40    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
akariza a écrit :
chrislynch a écrit :
Du peu que j'ai vu, j'aime bien également Mr. Green


chrislynch a écrit :
A vif et sans distance, hautement artificiel sous couvert de profondeur, très peu pour moi.

http://img15.hostingpics.net/pics/620602verts63.gif http://img15.hostingpics.net/pics/620602verts63.gif


Heureusement que tu aimes bien Image Mr. Green


J'avais jamais vu celui-là Mr. Green


D'ailleurs il semblerait que ce soit le moins bon, c'est en tout cas le moins bien noté sur l'IMDB et c'est aussi ce que m'indiquait Odomar récemment.
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Bastien



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MessagePosté le: 15 Sep 2012 à 14:06    Sujet du message:  Re: Léos Carax Répondre en citantRevenir en haut

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Holy Motors

Le moins qu'on puisse dire, c'est que pour son retour au long métrage, Leos Carax ne fait pas les choses à moitié : pour du peu commun, c'est du peu commun ! Très rapidement, Holy Motors s'impose comme un curieux objet, indéfinissable, impénétrable, pas très éloigné de l'univers érotico-esthético-métaphysique de David Lynch. Le rythme est lent, le scénario trouble, le cheminement imprévisible, et Carax tente d'emmener le spectateur vers de doux objets fascinants, telle cette séquence sensuelle de danse tournée en dérision au final, ou quelques autres séquences sur la mort, avant un final d'une ironie admirable. Hélas, à trop faire dans le mystique, Carax nous perd parfois au détour de quelques autres séquences, elles, plus difficiles d'accès, plus perturbantes, plus difficiles à accepter, comme celle d'Eva Mendes et du personnage de Merde, et perdre un spectateur dans un spectacle d'envoutement permanent, c'est forcément desservir le film dans le pire sens du terme. Un défaut qui gâche un peu la poésie et la mélancolie du film (la scène de Kylie Minogue est superbe), un Holy Motors qui par ailleurs doit également beaucoup à Denis Lavant et Edith Scob.

Note : http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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