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Bastien

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02 Mar 2011 à 1:13 Sujet du message: |
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40 minutes avec une légende
copyright photo : Stéphanie Kerckaert
Je dois vous avouer que j’avais très envie de vous rencontrer car j’ai grandi avec vos films…
G.L. : « Eh ben je vais te dire : quand je te vois, et que tu me dis que t’as grandi avec mes films, je suis fier de moi. »
Vous avez une filmographie très riche et variée, avec plusieurs films cultes. On vous parle souvent des « Tontons flingueurs » j’imagine…
G.L. : « Quand on a fait « Les tontons flingueurs » on ne s’attendait pas à un succès, on avait la trouille : à l’époque, c’était le film le plus cher qu’on avait fait avec l’équipe. Je travaillais toujours avec les même gars, et on avait un but précis : bouffer. On cherchait pas à faire des œuvres d’art ! On cherchait à faire des films, bouffer et à être suffisamment habiles pour que les films ne coûtent pas cher pour en refaire un autre après. Quand j’ai fait « Le monocle noir », c’était un roman qui avait eu le prix du Quai des Orfèvres, et c’était l’histoire d’un baron breton qui avait fait accoucher sa fille dans son château et avait fait brûler le fœtus dans la cheminée. J’en ai fait un film déconnant et antifasciste. Ca a tellement bien marché que l’auteur du « Monocle noir », un ancien de la résistance avec qui j’ai beaucoup sympathisé, était très content du film et il a écrit les deux autres épisodes avec nous. La vie est faite de rencontres, de hasard et il faut croire en tout. Et tout risquer. Après il faut savoir réagir quand il le faut. »
On sent aussi souvent cette ambiance « films entre copains »
G.L. : « Moi je n’ai toujours travaillé qu’avec mes potes. Mon premier film en tant que réalisateur, c’était aussi le premier film de mon assitant-réal à ce poste, et on était tous comme ça. On a fait je ne sais combien de films ensemble, mais c’était ça qui faisait ma force : j’avais des mecs qui avaient le même combat que moi et on se marrait comme des fous. Je demandais pour tourner en extérieur, parce que ça veut dire que tu tournes en province, et nous quand on était à Nice on allait voir les projos à la Victorine et le soir on allait bouffer avant d’aller se coucher. En bouffant ensemble, on fabriquait la journée de tournage du lendemain, et j’ai fait beaucoup de films en extérieur parce qu’il y avait un vrai esprit d’équipe. J’ai toujours été pour cet esprit-là. »
La légende veut que l’équipe était bien éméchée pour la fameuse scène « de la cuisine » dans « Les tontons flingueurs »… C’est vrai ?
G.L. : « Non, c’est totalement faux. Si je te montrais le scénario tu comprendrais : tout était écrit, les moindres gestes, les moindres réactions, les moindres mouvements, il n’y avait aucune improvisation, et c’était drôlement dur à faire mais tout le monde s’est appliqué et on pouvait pas déconner, c’était pas possible. Quand la journée était finie, picoler oui ! Mais jamais pendant la scène. On faisait notre boulot avec enthousiasme, avec foi, et ça a pas mal réussi puisque je suis là. »
Ce qu’on retient aussi de votre cinéma, ce sont les collaborations fructueuses avec Michel Audiard.
G.L. : « J’étais assistant dans un film dont les dialogues étaient écrits par Audiard. J’ai sympathisé avec lui, mais j’ai fait mes premiers films avec un autre dialoguiste, qui s’appelait Pierre Laroche. Il avait travaillé avec Prévert qui était mon dieu, parce que ma génération apprenait les « Paroles » de Prévert à l’école, et c’était ce qui dirigeait ma pensée. J’ai travaillé avec Laroche jusqu’à sa mort. Son dernier film, « Le septième juré », est un de mes films préférés et je le considère comme son testament. J’ai arrêté, et Audiard me connaissait, il savait comment je travaillais, il savait que pour moi ce qui importait ce n’était pas l’image d’un acteur qui s’en va dans le lointain mais le gros plan quand le mec dit un truc d’important. Et il a voulu travailler avec moi. Le résultat c’était de la foi et puis de l’amour, parce que je l’aimais comme quelqu’un de ma famille : j’avais eu un de ses fils comme assistant mais il s’est tué en voiture… »
Il ne faudrait pas non plus oublier tous ces grands noms avec lesquels vous avez travaillé : De Funès, Ventura, Blier…
G.L. : « J’ai démarré dans la vie grâce à Blier. J’ai fait mon premier film avec lui et il m’a aidé à continuer, c’était un acteur qui avait une réputation. J’ai fait « Marche ou crève » avec lui en Belgique, en Hollande et en France. On n’est pas crevés ça a marché… Puis on a fait « Arrêtez les tambours » en Bretagne et ça a continué, et même dans « Le monocle noir » il était celui qui présentait le film. »
Sacré bonhomme. Comme devaient l’être Belmondo, Gabin, Delon… Comment fait-on pour diriger des stars de cet acabit ?
G.L. : « Moi j’ai une théorie très différente des autres : je considère que dans notre métier, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est l’amour. Je dis pas ça pour me faire bien voir, mais j’ai travaillé comme assistant et on m’a dit « pendant deux ans tu iras chercher les cafés. » Je suis parti tout de suite, sans aller chercher quoi que ce soit… Puis je me suis dit « café pour café… » et j’ai fait ça pour le cinéma. Et finalement, comme assistant-stagiaire, j’ai connu les acteurs car quand t’apportes le café, c’est dans la salle de maquillage. Ils avaient la trouille, l’angoisse, et ils parlaient avec moi, alors j’ai appris à les connaître, à partager leurs inquiétudes, et en travaillant avec eux plus tard je savais très bien à quels gens j’avais affaire, alors j’ai travaillé avec amour. Je peux pas donner d’autre explication… »
Hier j’ai pu rencontrer Jean-Pierre Marielle. Je me suis souvenu que vous avez fait « La valise » ensemble.
G.L. : « Je peux rien te dire : je l’aime ! Que veux-tu que je te dise de plus… « La valise » on l’a fait en Espagne, le début est un western, c’est mon assistant de l’époque qui l’a réalisé ; moi j’étais à Tangers pour des repérages, et puis on a créé une ville marocaine en Espagne. Et là ça été une aventure, c’était mon premier film avec la musique de Philippe Sarde, Mireille était très très belle… Philippe m’avait fait écouter sa musique sur une petite cassette, que j’avais gardée avec moi et que je diffusais dans les couloirs, ce qui aidait les acteurs pour le rythme et pour l’ambiance tendre et sentimental du film. J’ai fait ce film parce que j’y croyais : y avait des blancs, des juifs, des arabes, et moi je voulais la paix… Et quand on a fini le film qu’est-ce que j’ai pris ! Je recevais des messages téléphoniques comme quoi je n’avais pas le droit de faire un film sur la paix alors que le peuple juif se battait. J’ai vécu l’Occupation, j’ai des copains juifs qui n’y ont pas survécu : j’étais totalement pro-juif. Alors qu’on m’ait accusé d’être antijuif… »
Cette année au Festival, on fait une rétrospective « actrices fétiches des grands réalisateurs européens ». J’ai très envie de vous parler de Mireille Darc du coup…
G.L. : « Oh ben t’as raison ! C’était… un miracle ! Je finissais « Les tontons flingueurs », on était chez Gaumont et on se disait que si le film ne marchait pas on était foutus, car c’était un film qui avait coûté cher… Alors j’ai écris un scénario en me basant d’une histoire de la collection Série Noire et c’était « Des pissenlits par la racine ». J’étais en train de monter « Les tontons flingueurs » quand une fille qui avait été choisie par le producteur est venue me voir pour « Des pissenlits » : c’était Mireille, et elle partait en vacances… Ben quand je l’ai vue j’aime autant te dire que je serais bien partie en vacances avec elle ! (rires) On a sympathisé, et on a fait le film ensemble. C’était mon premier film avec elle mais aussi avec De Funès, Michel Serrault, puis y avait Maurice Biraud, et c’était une aventure merveilleuse. Tu sais, quand tu fais un métier, faut avoir la jouissance de le faire, et puis aimer les gens avec qui on travaille, car c’est une manière de se battre. C’est très important. »
Vos films sortaient à la même époque que la Nouvelle Vague, qui n’a pas été tendre du tout avec vous…
G.L. : « J’emmerde la Nouvelle Vague. Et je vais te dire pourquoi : je considère que notre méthode de travail, c’était la leur. Je travaillais avec les techniciens. Quand j’étais assistant, avec le chef opérateur on mettait trois heures pour préparer un gros plan : une fois réalisateur je me suis battu contre ça. Exactement ce que faisaient les types de la Nouvelle Vague, qui étaient très bien cela dit, qui ont fait des films où on montrait les acteurs en gros plans, où on travaillait pas pour la gloire… J’étais très triste qu’ils me démolissent, alors je me suis battu pour les démolir… Mais je ne l’ai pas fait finalement, car j’avais des amis là-dedans. C’était une mode, une manière de plaire qui a emballé la presse et la critique. J’ai pas détesté la Nouvelle Vague. J’ai une très belle lettre de Truffaut, car j’avais fait un film de merde qu’il avait démoli : je lui avais écrit et il m’avait répondu très très gentiment… Ce que je détestais le plus en fait, c’était la critique. »
Que pensez-vous du cinéma français d’aujourd’hui ? Et peut-être plus précisément de ce retour à une certaine tradition de la comédie, que ce soit les OSS 117 ou Dany Boon ?
G.L. : « J’en sais rien, mais « Bienvenue chez les Chtits » moi j’ai adoré ! C’est le Pagnol du Nord… Mais là aussi, la critique… Démolir les gens qui ont du succès, je trouve ça tellement dégueulasse… D’ailleurs, j’ai trouvé une définition : « les critiques, ce sont des impuissants qui en veulent à ceux qui baisent. » (rires) »
Pour conclure, un conseil peut-être à ceux qui voudraient se lancer dans la réalisation ?
G.L. : « C’est très difficile comme question… Quand j’ai commencé je voulais être acteur, j’ai compris que j’étais mauvais et que ce serait beaucoup plus facile pour moi de donner des conseils aux autres ! (rires) Pour moi c’est le plus beau métier du monde, alors si on est jeune et qu’on aime ça, qu’on a envie de se battre, il faut le faire. Je me levais à 5h du matin, j’écrivais jusque 11h, après j’avais ma vie de famille. Il faut aimer, aimer les gens parce qu’un acteur c’est une chose merveilleuse, et notre boulot c’est de le mettre en valeur, et pour réussir à mettre en valeur quelqu’un qu’on aime il n’y a que l’amour. »
Propos recueillis par Bastien Martin
Dans le cadre du 27ème Festival International du Film d'Amour de Mons en 2011
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chrislynch
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Posté le:
02 Mar 2011 à 1:23 Sujet du message: |
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| Citation : |
| J’emmerde la Nouvelle Vague. |
grocoeurr grocoeurr grocoeurr |
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chrislynch
Administrateur

Age: 47
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Posté le:
02 Mar 2011 à 1:27 Sujet du message: |
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Lautner est plus rentre-dedans que Etaix mais je trouve avec une même authenticité. Tous les deux disent "amour" et on sent que c'est vrai. T'as pas cherché à faire original, Bastien, et du coup tes interviews fonctionnent. Et on sent que le contact s'est bien passé.
A quand Godard ?  |
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Bastien

Age: 25
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Posté le:
02 Mar 2011 à 1:33 Sujet du message: |
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C'est clair : Etaix 82 ans, Marielle 78, Lautner 85... J'ai fait Jurassic Park cette année Godard aurait pu, mais faudrait encore qu'il vienne... Ceci dit, la marraine du Festival était Anna Karina cette année, et elle s'est avérée être une dame très charmante et très accessible. Je vais essayer de retrouver la (trop courte) interview qu'un ami a fait d'elle. |
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Bastien

Age: 25
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Posté le:
02 Mar 2011 à 1:35 Sujet du message: |
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Puis si Lautner est un peu grande-gueule, je lui trouve aussi cette humilité très prenante : il a fait ce métier par passion, il aime les acteurs, et il a le mérite de reconnaître son statut d'"artisan" plutôt que d'"artiste". Un grand monsieur, vraiment. |
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Hartigan

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Posté le:
02 Mar 2011 à 1:48 Sujet du message: |
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| Bastien a écrit : |
| Ceci dit, la marraine du Festival était Anna Karina cette année, et elle s'est avérée être une dame très charmante et très accessible. |
Mais plus aussi bandante qu'elle était j'imagine...
Sinon sympa cette ITW Lautner je suis pas fan mais le bonhomme a l'air très sympathique  |
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Bastien

Age: 25
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Posté le:
02 Mar 2011 à 1:52 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit : |
| Bastien a écrit : |
| Ceci dit, la marraine du Festival était Anna Karina cette année, et elle s'est avérée être une dame très charmante et très accessible. |
Mais plus aussi bandante qu'elle était j'imagine...
Sinon sympa cette ITW Lautner je suis pas fan mais le bonhomme a l'air très sympathique  |
Autant que Brigitte Bardot  |
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Hartigan

Age: 22
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Posté le:
02 Mar 2011 à 2:00 Sujet du message: |
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twaits

Age: 41
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Posté le:
02 Mar 2011 à 2:20 Sujet du message: |
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super Bastien
ahhh grâce à le théorie sur les 6 degrés de séparation, j'ai l'impression de l'avoir rencontré, moi aussi grocoeurr
et puis disons que moi aussi j'emmerde la nouvelle vague
seul regret : festival d'amour et non festival d'humour, ça lui aurait mieux ressemblé (et tu aurais pu lui demander si son plus grand regret est de ne pas avoir fait un film avec les Charlots )
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Titine

Age: 57
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Posté le:
02 Mar 2011 à 12:45 Sujet du message: |
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Magnifique cet interview Merci !
OK il a dit j'emmerde la nouvelle vague mais il a dit ça aussi :" J’ai pas détesté la Nouvelle Vague. J’ai une très belle lettre de Truffaut, car j’avais fait un film de merde qu’il avait démoli : je lui avais écrit et il m’avait répondu très très gentiment… Ce que je détestais le plus en fait, c’était la critique.".... |
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Bastien

Age: 25
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Posté le:
02 Mar 2011 à 14:20 Sujet du message: |
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| Titine a écrit : |
Magnifique cet interview Merci !
OK il a dit j'emmerde la nouvelle vague mais il a dit ça aussi :" J’ai pas détesté la Nouvelle Vague. J’ai une très belle lettre de Truffaut, car j’avais fait un film de merde qu’il avait démoli : je lui avais écrit et il m’avait répondu très très gentiment… Ce que je détestais le plus en fait, c’était la critique.".... |
Oui, cette question faisait débat quand j'en parlais aux autres rédacteurs, mais moi je la trouve sincère : il n'a pas aimé l'effet de mode et il n'a pas aimé la critique du cinéma de papa qui en a découlé, mais il reconnait aussi la valeur de la NV, la qualité de ses films et le talent de ses cinéastes. Et puis le "j'avais réalisé une merde" suivi du "j'aime Truffaut", tout est dit sur son humilité et son rapport non pas avec la NV mais avec les gens de la NV. Et c'est là qu'il est grand. |
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Titine

Age: 57
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Posté le:
02 Mar 2011 à 16:19 Sujet du message: |
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C'est quoi "la critique du cinéma de papa qui en a découlé" ?
Est-ce que tu peux me l'expliquer ? Merci. |
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Norma

Age: 113
Inscrit le: 31 Déc 2006
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Posté le:
02 Mar 2011 à 21:59 Sujet du message: |
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Quelle chance de pouvoir interviewer aussi longtemps ce bonhomme !
Allez, une t'ite critique sur cette interview-ci, ou plutôt un regret : je n'ai pas appris grand chose sur Lautner ; il n'y a pas assez de choses qui n'aient été déjà dites avant. Dommage peut-être d'avoir tourné autour des Tontons par exemple, parce que dans ce cadre-là, Lautner sort son disque habituel et se rabat toujours sur le thème des bonnes bouffes entre copains, et sur l'apologie du film que ne se prend pas au sérieux. Il y avait peut-être moyen de moins lui servir les plats, et d'aller chercher ce qu'il est et ce qu'il aime, de le traquer sur un terrain plus intime, moins public. Qu'est-ce qu'il aime des autres, des français et des américains, c'est quoi son top 10 des films de tous les temps, quel film il aurait rêvé de faire, quel regard pose-t-il sur le cinéma d'aujourd'hui, avec quels acteurs il rêverait de faire un film, comment il juge l'évolution du cinéma en France , qu'est-ce qui a changé dans le métier etc. ? Bref, comment il vieillit, ce gars-là, qu'est-ce que son regard de "bonhomme du cinéma" peut nous apporter ?
Voilà, c'était juste une petite frustration mais j'en conviens, la critique est toujours facile, c'est un truc d'impuissant qui... |
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Bastien

Age: 25
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Posté le:
03 Mar 2011 à 8:43 Sujet du message: |
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| Norma a écrit : |
Quelle chance de pouvoir interviewer aussi longtemps ce bonhomme !
Allez, une t'ite critique sur cette interview-ci, ou plutôt un regret : je n'ai pas appris grand chose sur Lautner ; il n'y a pas assez de choses qui n'aient été déjà dites avant. Dommage peut-être d'avoir tourné autour des Tontons par exemple, parce que dans ce cadre-là, Lautner sort son disque habituel et se rabat toujours sur le thème des bonnes bouffes entre copains, et sur l'apologie du film que ne se prend pas au sérieux. Il y avait peut-être moyen de moins lui servir les plats, et d'aller chercher ce qu'il est et ce qu'il aime, de le traquer sur un terrain plus intime, moins public. Qu'est-ce qu'il aime des autres, des français et des américains, c'est quoi son top 10 des films de tous les temps, quel film il aurait rêvé de faire, quel regard pose-t-il sur le cinéma d'aujourd'hui, avec quels acteurs il rêverait de faire un film, comment il juge l'évolution du cinéma en France , qu'est-ce qui a changé dans le métier etc. ? Bref, comment il vieillit, ce gars-là, qu'est-ce que son regard de "bonhomme du cinéma" peut nous apporter ?
Voilà, c'était juste une petite frustration mais j'en conviens, la critique est toujours facile, c'est un truc d'impuissant qui... |
Il ne faut pas oublier deux choses : la première, c'est que même si j'ai vu plusieurs de ses films, une dizaine je dirais, ça reste peu par rapport à sa filmo et je n'ai vu que les plus connus. Ensuite, l'interview a été réalisée dans le cadre de la parution d'un journal, avec une ligne éditoriale précise : toutes les questions n'étaient donc pas possibles...
Mais je peux répondre à certaines de celles que tu poses :
- Ce qu'il aime : il va de moins en moins au cinéma, regarde de moins en moins films car de plus en plus vite fatigué ; quand j'ai fait l'interview, sa femme et des amis allaient voir un film, lui allait rentrer à l'hôtel faire une sieste...
- Top 10 : il n'en fait pas car il aime trop de films que pour en retenir 10
- regard aujourd'hui : idem, come il ne va plus beaucoup au cinéma il ne juge pas
- évolution du ciné français : la question est dans l'interview
- ce qui a changé dans le métier : il n'a plus fait de cinéma depuis 20 ans... |
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Norma

Age: 113
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Messages: 3572
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Posté le:
03 Mar 2011 à 23:57 Sujet du message: |
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Zozef

Age: 53
Inscrit le: 07 Oct 2010
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Localisation: Toulouse
Loisirs: Cinéma - Musique
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Posté le:
05 Mar 2011 à 17:11 Sujet du message: |
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1958 : La Môme aux boutons
1960 : Marche ou crève
1960 : Arrêtez les tambours
1961 : Le Monocle noir
1962 : Le Septième Juré
1962 : En plein cirage
1962 : L'Œil du Monocle
1963 : Les Tontons flingueurs
1964 : Des pissenlits par la racine
1964 : Le Monocle rit jaune
1964 : Les Barbouzes
1965 : Les Bons Vivants, co-réalisé avec Gilles Grangier
1966 : Galia
1966 : Ne nous fâchons pas
1967 : La Grande sauterelle
1968 : Fleur d'oseille
1968 : Le Pacha
1971 : Il était une fois un flic
1971 : Sur la route de Salina (Road to Salina)
1971 : Laisse aller, c'est une valse
1973 : Quelques messieurs trop tranquilles
1973 : La Valise
1974 : Les Seins de glace
1975 : Pas de problème !
1976 : On aura tout vu
1977 : Mort d'un pourri
1978 : Ils sont fous ces sorciers
1979 : Flic ou voyou
1980 : Le Guignolo
1981 : Est-ce bien raisonnable ?
1981 : Le Professionnel
1983 : Attention ! Une femme peut en cacher une autre
1984 : Joyeuses Pâques
1984 : Le Cowboy
1985 : La Cage aux folles 3 - 'Elles' se marient
1987 : La Vie dissolue de Gérard Floque
1988 : La Maison assassinée
1989 : L'Invité surprise
1990 : Présumé dangereux
1991 : Triplex
1992 : Room service
1992 : L'Inconnu dans la maison  |
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Zozef

Age: 53
Inscrit le: 07 Oct 2010
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Loisirs: Cinéma - Musique
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Posté le:
05 Mar 2011 à 17:30 Sujet du message: |
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Chouette rencontre
Dommage ce petit dérapage (lui n'a l'air ni dépressif ni alcoolisé…)
« les critiques, ce sont des impuissants qui en veulent à ceux qui baisent. »
ça lui donne un côté aigri inutile (le beurre et l'argent du beurre)
J'ai mis pas mal de 4 et de 5 dans mes notations…c'est lié à mes rares bons souvenirs d'enfance…ces films me font toujours rires…d'autres me touchent comme Galia et Salina…il y a les acteurs, les actrices qui me charment…la musique, etc.
Les films, sans doute et grâce aux conditions de tournage de l'époque étaient même souvent bien faits…
Ce n'est pas Tarkowski, Hitchcock, Ford,…et tants d'autres
juste de la tendresse…et de la nostalgie… |
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Titine

Age: 57
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Posté le:
05 Mar 2011 à 18:23 Sujet du message: |
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1958 : La Môme aux boutons
1960 : Marche ou crève
1960 : Arrêtez les tambours
1961 : Le Monocle noir
1962 : Le Septième Juré
1962 : En plein cirage
1962 : L'Œil du Monocle
1963 : Les Tontons flingueurs
1964 : Des pissenlits par la racine
1964 : Le Monocle rit jaune
1964 : Les Barbouzes
1965 : Les Bons Vivants, co-réalisé avec Gilles Grangier
1966 : Galia
1966 : Ne nous fâchons pas
1967 : La Grande sauterelle
1968 : Fleur d'oseille
1968 : Le Pacha
1971 : Il était une fois un flic
1971 : Sur la route de Salina (Road to Salina)
1971 : Laisse aller, c'est une valse
1973 : Quelques messieurs trop tranquilles
1973 : La Valise
1974 : Les Seins de glace
1975 : Pas de problème !
1976 : On aura tout vu
1977 : Mort d'un pourri
1978 : Ils sont fous ces sorciers
1979 : Flic ou voyou
1980 : Le Guignolo
1981 : Est-ce bien raisonnable ?
1981 : Le Professionnel
1983 : Attention ! Une femme peut en cacher une autre
1984 : Joyeuses Pâques
1984 : Le Cowboy
1985 : La Cage aux folles 3 - 'Elles' se marient
1987 : La Vie dissolue de Gérard Floque
1988 : La Maison assassinée
1989 : L'Invité surprise
1990 : Présumé dangereux
1991 : Triplex
1992 : Room service
1992 : L'Inconnu dans la maison
Je ferai à peu près le même commentaire que celui de Zozef !!
Bons souvenirs d'enfance !!
Les tontons flingueurs me font toujours rire ! J'aimais bien Francis Blanche !
(Ah ! les sketchs de Pierre Dac et Francis Blanche, ce sont de grands moments !!)
Pour les monocles, je suis une inconditionnelle de Paul Meurisse, j'adorais cet acteur !!
Bref un cinéma où l'on ne se prend pas la tête, juste de bons moments de détente et ça fait du bien !! |
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Titine

Age: 57
Inscrit le: 06 Oct 2010
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Localisation: Région parisienne
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Posté le:
05 Mar 2011 à 18:28 Sujet du message: |
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| Titine a écrit : |
C'est quoi "la critique du cinéma de papa qui en a découlé" ?
Est-ce que tu peux me l'expliquer ? Merci. |
Au fait Bastien ! je te repose ma question, à l'occasion, si tu as le temps, donne-moi quelques explications ou peut-être qu'Odomar aussi pourait me dire ce qu'il en pense : c'était quoi "la critique du cinéma de papa qui en a découlé ?".
Merci |
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Bastien

Age: 25
Inscrit le: 31 Déc 2006
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Localisation: Belgique
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Posté le:
05 Mar 2011 à 19:11 Sujet du message: |
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| Titine a écrit : |
| Titine a écrit : |
C'est quoi "la critique du cinéma de papa qui en a découlé" ?
Est-ce que tu peux me l'expliquer ? Merci. |
Au fait Bastien ! je te repose ma question, à l'occasion, si tu as le temps, donne-moi quelques explications ou peut-être qu'Odomar aussi pourait me dire ce qu'il en pense : c'était quoi "la critique du cinéma de papa qui en a découlé ?".
Merci |
Oh oui excuse-moi j'ai complètement zappé
"Découlé" n'est pas le bon mot, en me relisant je le vois. Plutôt "à l'origine de" : je veux bien sûr parler du "cinéma de papa", le genre de films que la NV démolissait dans les Cahiers, Truffaut en première ligne avec son texte "Une certaine tendance du cinéma français". Lautner faisait ce type de cinéma. |
_________________ http://cinemadebastien.blogspot.com/ |
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