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 Benh Zeitlin Voir le sujet suivant
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chrislynch
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MessagePosté le: 14 Déc 2012 à 13:37    Sujet du message: aaaaujjouurddddhhhhui vvu Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Citation :


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Benh Zeitlin (born October 14, 1982) is an American filmmaker, composer, and animator.

Zeitlin was born and raised in Queens, New York City, New York. He is a graduate of Wesleyan University in Middletown, Connecticut. His parents are Amanda Dargan and Steve Zeitlin, folklorists at City Lore in New York City. Zeitlin is of Jewish heritage on his father's side. His mother is from Darlington, South Carolina.

In 2004, he cofounded the Court 13 independent collection of film-makers, named after a Wesleyan University squash court that Zeitlin and his friends used as a filming site. He moved to New Orleans while making his first short film, Glory at Sea, in 2008.

In 2012, his first feature, Beasts of the Southern Wild, won the Caméra d'Or award at the Cannes Film Festival, the Grand Jury Prize: Dramatic at the Sundance Film Festival, and the Grand Jury Prize at the Deauville American Film Festival. The film went on to earn the Los Angeles Film Festival's Audience Award for Best Narrative Feature and the Seattle International Film Festival's Golden Space Needle Award for Best Director.

For his directorial work and screenplay in Beasts, Zeitlin continues to collect additional independent film awards and nominations. At the Gotham Independent Film Awards in 2012, he won the award for "Breakthrough Director". At the same awards ceremony, Zeitlin also received the inaugural Bingham Ray Award, which honors the independent filmmaker who died in 2012.



1.Moyenne des films du cinéaste :

2012 Les Bêtes du sud sauvage

2. Analyse de films sur le forum :
Cliquez sur les affiches






4. Remarques de membres :





Dernière édition par chrislynch le 27 Déc 2012 à 14:40; édité 1 fois
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chrislynch
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MessagePosté le: 14 Déc 2012 à 13:40    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
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“Les Bêtes du sud sauvage”, la révélation d’un jeune cinéaste

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Dans le bayou de Louisiane, une petite fille affronte la tempête et d’effrayants animaux mythologiques.

Hushpuppy est seule. Dans sa maison de bric et de broc, où elle conserve toutes sortes de reliques qui lui rappellent sa mère décédée, elle fait cuire du ragoût dans une casserole. Elle n’a que 6 ou 7 ans mais, au beau milieu du bayou de Louisiane où elle vit avec son père et une communauté de reclus refusant de céder aux menaces d’expulsion, elle a dû apprendre à se débrouiller.

Elle est seule, donc, et après que son père l’a engueulée, elle décide d’ignorer la menaçante fumée qui sort de sa marmite en surchauffe ; mieux, elle attise le feu, par colère, par dépit, par défi aussi sans doute, sans se rendre compte de ce que son geste va provoquer.

Et tandis que son taudis s’enflamme, elle trouve refuge sous un carton, d’où elle dessine, avec un bout de charbon, son histoire, “pour que dans un million d’années, les scientifiques puissent la retrouver et la raconter aux enfants”.

Un carton contre les flammes, du charbon contre l’oubli : voilà exactement le genre d’équations sur lesquelles repose Les Bêtes du Sud sauvage, premier long métrage exaltant de Benh Zeitlin, un jeune homme de 30 ans auréolé du grand prix à Sundance et de la Caméra d’or à Cannes.

Cette scène, située tôt dans le film, le résume parfaitement, en ce qu’elle pose la subjectivité du regard de son héroïne, gamine rêveuse et revêche (miraculeuse Quvenzhané Wallis), comme instance de résistance face à la fin du monde – la fin d’un monde, du moins.

C’est une maison en tôle qui part en fumée, c’est un marais qu’une tempête noie sous les eaux, c’est une ville que l’explosion d’une digue livre aux inondations (La Nouvelle-Orléans, bien qu’elle ne soit jamais citée), c’est la mort de parents qui signe, trop tôt, la fin de l’enfance, mais c’est, au fond, toujours la même question : le crépuscule approche, que nous reste-t-il ? Et, surtout, sur quelles bases tout reconstruire ?

Nous avons cité cette scène particulière comme idéale métonymie, mais presque toutes auraient convenu tant Les Bêtes du Sud sauvage fonctionne sur un principe organique. Comme si chaque élément du film, plutôt que de faire avancer une intrigue réduite à peau de chagrin, participait d’un grand tout atmosphérique et labile, un bouillon primitif à partir duquel recomposer l’ensemble du puzzle.

On reconnaît là la manière de Terrence Malick (lyrisme, voix off, Nature & Découvertes) sous laquelle il s’agirait cependant de ne pas ensevelir trop vite le jeune cinéaste, qu’autant de choses séparent du maître qu’elles ne l’en rapprochent. Moins élégiaque et mélancolique que son aîné (moins virtuose aussi, bien sûr, mais comment le lui reprocher ?), Zeitlin est en revanche plus turbulent et bricoleur.

Plus documentaire, aussi. Produit en indépendant à La Nouvelle-Orléans, où le New-Yorkais d’origine a posé ses valises après Katrina – suivant l’actuel tropisme sudiste du jeune cinéma américain, par exemple David Gordon Green (George Washington), Jeff Nichols (Take Shelter, Mud) ou Debra Granik (Winter’s Bone) –, Les Bêtes du Sud sauvage réussit à faire beaucoup avec très peu.

À l’image de ses pouilleux sublimes, qui existent et vivent, à peu de choses près, dans les conditions dévoilées
par le film. À partir d’une réalité sociale d’extrême pauvreté, Zeitlin crée un univers cinématographique riche, à base de pellicule super-16, d’accessoires de brocanteur et d’effets spéciaux d’étudiant malicieux (les aurochs, sidérante réussite visuelle avec trois cochons, deux maquettes et quelques paillasses).

Et s’il cède parfois un peu facilement aux vertiges de l’entropie, avec sa caméra tremblante et son montage sur les rythmes entraînants de la musique, il manifeste une fougue trop rare pour ne pas être célébrée.

Plier le monde à ses désirs, l’image à son imaginaire : c’est peut-être cela la meilleure chose qui reste au cinéma devant le spectacle d’un monde agonisant. Ne pas céder à la melancholia (c’est trop tard), ignorer les flammes, les ouragans, les hélicoptères, les troupeaux d’aurochs vengeurs, et se tenir debout, coûte que coûte : avec un tel programme, Hushpuppy ne restera pas longtemps seule.

par Francine Gorman
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chrislynch
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MessagePosté le: 27 Déc 2012 à 14:44    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

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Fable cherchant à dépasser la peur et le misérabilisme pour trouver le sens profond de la Nature. Un grand cinéaste est né.

http://i41.tinypic.com/123wspe.gif http://i41.tinypic.com/123wspe.gif http://i41.tinypic.com/123wspe.gif http://i41.tinypic.com/123wspe.gif
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Benoît



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MessagePosté le: 27 Déc 2012 à 15:53    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Tu donnes clairement envie, mais ce sera en DVD/ BR pour moi. D'autant que ça a l'air dans mes cordes. Pleure ou très triste

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chrislynch
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MessagePosté le: 27 Déc 2012 à 16:04    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Benoît a écrit :
Tu donnes clairement envie, mais ce sera en DVD/ BR pour moi. D'autant que ça a l'air dans mes cordes. Pleure ou très triste


Faut voir. Parce que le bruit court que c'est du Malick, mais pour moi, on en est loin, sur le fond comme sur la forme. Je ne dis rien de plus pour ne pas gâcher vos libertés de lecture. http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif
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Hartigan



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MessagePosté le: 27 Déc 2012 à 16:29    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

J'aime ni les mioches, ni la nature. Je tente quand même ?
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chrislynch
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MessagePosté le: 27 Déc 2012 à 16:32    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Hartigan a écrit :
J'aime ni les mioches, ni la nature. Je tente quand même ?


Même en rêve, je ne t'imagine pas franchir la porte de cette salle de cinéma. Mr. Green
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Hartigan



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MessagePosté le: 27 Déc 2012 à 16:33    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

J'ai déjà pas le temps pour ceux que je voulais voir ("Argo" , "J. Reacher", "Possédée", "Arbitrage"...) donc effectivement... Mr. Green
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Zozef



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MessagePosté le: 09 Fév 2013 à 0:03    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Les Bêtes du sud sauvage http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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…les mots justes trouvés au bon moment sont de l'action…
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acte



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Loisirs: Cinéma du monde

MessagePosté le: 09 Fév 2013 à 12:22    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Zozef a écrit :
Les Bêtes du sud sauvage http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif


Possibilité d'avoir un petit mot sur le film Zozef ? http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif

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Norma



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MessagePosté le: 03 Avr 2013 à 20:25    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

Les bêtes du Sud Sauvage http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

Qui sont ses bêtes du Sud sauvage ? Ses individus post-apocalytiques, plus bêtes qu'humains ? Ses animaux préhistoriques, plus humains que bestiaux ? Ses humains de derrière la grande digue, bien habillés mais inhumains ? La question restera sans réponse, ou avec beaucoup de réponses possibles et c'est là tout l'intérêt de cette fable. Avec une réussite splendide : l'imbrication du réalisme cru et du myhtologique !
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Benoît



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MessagePosté le: 13 Juin 2013 à 16:06    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

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Avec Les Bêtes du sud sauvage, nous assistons très certainement à la naissance d'un cinéaste rempli de talent. Avec son premier film, il parvient déjà à impressionner en trouvant un style qui lui est propre et en évoquant plusieurs thèmes.

Benh Zeitlin nous plonge dans le bayou et plus particulièrement en suivant une jeune fille de six ans, Hushpuppy, surnommée Boss par son père. Il fallait donc une jeune actrice remplie de talent pour que le film fonctionne, vu que le cinéaste ne quitte pas un seul instant cet enfant. Le choix s'est porté sur une jeune fille totalement inconnue dans le monde du cinéma, et pour cause, il s'agit de son premier film. Quvenzhané Wallis a été choisie après que Zeitlin aie quand même auditionné quelques milliers de fillettes. Et le choix s'avère tout simplement gagnant tant la jeune fille est remarquable, de bout en bout. Le rôle du père est tenu par Dwight Henry, lui aussi un total inconnu, puisqu'il est... boulanger. Pourtant, il est tout aussi excellent.

Ce film est un conte sur l'enfance, avec quelques petites touches de fantastique avec les aurochs. Mais ce n'est pas seulement cela. On peut y voir d'autres thèmes abordés. Dans un premier temps, il y a l'écologie et la fonte des glaces. Zeitlin porte un constat à travers les yeux de l'enfant et parfois les paroles du père. Il regarde au loin les usines et trouve que l'endroit, au-delà de la digue, est tout simplement laid. Ne traitant jamais avec lourdeur ce sujet, Zeitlin tente de replacer l'être humain dans le contexte de la nature, de le repositionner par rapport à l'univers. Nous sommes si petit face à l'immensément grand.

Mais l'univers ne tiendrait pas si tous les rouages n'étaient pas si bien imbriqués. Un petit élément casse et tout s'effondre. Là aussi l'allégorie sur la nature et le monde qui nous entoure me semble justement indiqués.

Outre tout cela, nous pouvons constater que les décors sont apocalyptiques. On semble parfois être dans un futur proche, mais qui nous semble incroyablement au présent. La montée des eaux est inévitable et cette tornade qui approche, en plus, n'arrange rien. En voyant cette Amérique profonde constituée de gens démunis, nous pensons directement à Katrina et à la Louisiane. Le film a été justement tourné dans cet état.

Enfin, c'est un film sur l'enfance et sur la relation père - fille. C'est aussi une oeuvre qui évite tout misérabilisme et tout apitoiement sur soi-même. Le père est malade, mais il ne veut pas de larmes. Il faut continuer à avancer, à vivre. Ce père qui peut se montrer à la fois très dur, et à la fois très tendre. Le voyage de la petite Hushpuppy est initiatique, mais la grandit sans aucun doute. Le film offre d'ailleurs de formidables séquences père - fille, parfois assez émouvantes.

Benh Zeitlin offre donc une oeuvre exceptionnellement riche pour un premier film. Nul doute que le cinéaste s'est déjà fait un nom. Et quand on voit le nombre de récompenses amassées par le film ainsi que les succès critiques tant des professionnels que des amateurs de cinéma, nul doute que le cinéaste est déjà attendu au tournant.

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Benoît



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MessagePosté le: 03 Oct 2013 à 22:45    Sujet du message:  Re: Benh Zeitlin Répondre en citantRevenir en haut

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Glory at Sea est un court-métrage de Benh Zeitlin qui s’inscrit dans la lignée de son premier long qu’est Les Bêtes du Sud Sauvage. Réalisé en 2008, ce petit film de 25 minutes nous présente une communauté, identique à celle que l’on retrouve quatre ans plus tard, vivant au bord de l’eau.

Il se dégage aussi une poésie de ce court. Il y a un enfant comme narrateur et interprète, qui semble avoir une place importante. Je trouve aussi que Zeitlin a un penchant pour le cinéma de Kusturica. Il y a une sorte de magie, de vie hors du temps et de la réalité. Il y a ces personnes qui font les choses en musique. Bref, c’est assez intéressant comme point de vue.

Ici, l’histoire raconte celle de personnes qui décident de fabriquer leur propre bateau pour se rendre en mer et retrouver des proches qui y ont disparu. Il y a donc un rapport à la vie et à la mort dans ce court, comme une façon de voir les choses avec un second degré et surtout une impression qu’elle n’est pas une fin en soi.

Le reproche qu’on peut faire à Zeitlin, c’est peut-être un manque de personnalité à flirter avec des effets comme Kusturica. Son sujet aurait eu aussi plus d’impact avec un long (la preuve quatre ans plus tard…). Un gros défaut mais là Zeitlin n’y est absolument pour rien, c’est que cette œuvre est proposée sans sous-titres français. Alors l’Anglais n’est pas un problème pour moi, mais l’ennui, c’est l’accent des personnes, du bayou, qui est vraiment à couper au couteau et qui rend, il faut le dire, certains mots ou phrases vraiment incompréhensibles. Difficile donc, par moment, de comprendre ou de cerner l’ampleur du message que le cinéaste tente de faire passer.

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