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 Jeff Nichols - V Voir le sujet suivant
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chrislynch
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MessagePosté le: 20 Mai 2011 à 16:48    Sujet du message: nnnnneneennvnnwww Jeff Nichols - V Répondre en citantRevenir en haut

Citation :


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Born: December 7, 1978 in Little Rock, Arkansas, USA


1.Moyenne des films du cinéaste :

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Dernière édition par chrislynch le 05 Aoû 2013 à 10:26; édité 6 fois
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chrislynch
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MessagePosté le: 20 Mai 2011 à 16:51    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Ouverture des votes Mercredi 24 février 2016 à 12h40
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chrislynch
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MessagePosté le: 20 Mai 2011 à 16:54    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
Alors que Take Shelter vient d'être récompensé d'un Grand Prix à la Semaine de la Critique, Premiere.fr vous dévoile une partie de l'interview cannoise de Jeff Nichols.

Quelques jours avant que le Grand Prix de la Semaine de la Critique soit remporté par Take Shelter, un film de Jeff Nichols qui suit un homme, incarné par Michael Shannon, en proie à des cauchemars morbides, nos collègues de Fluctuat.net avaient rencontré le réalisateur.

Jeff Nichols, Take Shelter fonctionne comme une grande allégorie qu’il faut déchiffrer en permanence. Vous n’avez pas eu peur qu’à un moment les spectateurs moins patients refusent de jouer le jeu ?

Si, c’est la question qui m’a animé à chaque étape du processus créatif. Je savais que je faisais un film expérimental, que j’essayais beaucoup de choses un peu folles, et que je me devais de solliciter le spectateur de façon à ce qu’il ne soit jamais passif devant le film.

Tu utilises donc ce truc qui consiste à se demander en permanence si le personnage de Michael Shannon a toute sa tête…

Voilà ça c’est pour vous accrocher, que vous regardiez le film en état d’alerte, en interrogeant les images qui arrivent face à vous. Je déteste le cinéma qui, sous prétexte qu’il est expérimental, s’autorise à être chiant. Moi j’ai tenté tout un tas de trucs dans ce film, des trucs qui peut-être ne fonctionnent pas, mais j’ai toujours été animé par la volonté de secouer le spectateur. Shotgun Stories découlait du même raisonnement.

Je dois t’avouer que j'ai un doute sur mon interprétation de la fin du film

Aaha, moi aussi. Ecoute, le sens je serai bien incapable de te l’expliquer, c’est plus idée de feeling, de toutes manières. Pour moi, le sujet du film, c’est le mariage. Et le final se devait donc de célébrer l’union des personnages qu’interprètent Jessica (Chastain, ndlr) et Michael : le seul moment du film où ils seraient sur la même longueur d’ondes. Quand on a présenté le film à Sundance, je me rappelle avoir vu des gens furieux à cause de la dernière séquence. Ils venaient me voir en disant « Dites-moi, c’est un rêve, c’est ça ?». Je ne savais pas trop quoi leur répondre. « C’est juste une question de tonalité, mec .
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chrislynch
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MessagePosté le: 09 Aoû 2011 à 8:43    Sujet du message: iiiiinnnnfffffooooooo  Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
Matthew McConaughey et Reese Witherspoon dans la Mud

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Après avoir présenté Take Shelter, qui sortira au cinéma le 7 décembre, au festival de Cannes 2011, Jeff Nichols s'attaque à un nouveau long métrage, intitulé Mud. Le réalisateur serait d'ailleurs en négociations avec Matthew McConaughey (La Défense Lincoln), Reese Witherspoon (De L'Eau Pour Les éléphants) et Tye Sheridan (The Tree Of Life), révèle le quotidien spécialisé Variety.

Ecrit par Jeff Nichols, le scénario raconte l'histoire de Mud, un fugitif qui se lie d'amitié avec un adolescent de 14 ans. Ce dernier l'aide à fuir la police et les chasseurs de primes, pour qu'il puisse retrouver Juniper, la femme qu'il aime.


Matthew McConaughey, Reese Witherspoon et Tye Sheridan interpréteraient respectivement les rôles de Mud, Juniper et Ellis, le jeune adolescent.


Au départ, le réalisateur Jeff Nichols souhaitait voir Chris Pine incarner Mud mais l'acteur avait d'autres projets, comme reprendre son rôle de James T. Kirk dans le deuxième volet de Star Trek, de J.J. Abrams.


Le tournage de Mud devrait démarrer après celui de The Paperboy où joue Matthew McConaughey. L'acteur américain jouera également auprès de Emile Hirsh (Speed Racer) dans Killer Joe. Quant à Reese Witherspoon, elle sera à l'affiche, le 7 mars 2012, de la comédie romantique This Means Waraux côtés de Tom Hardy (Inception) et Chris Pine.


(8 Août 2011 - Relax News)
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chrislynch
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MessagePosté le: 10 Sep 2011 à 21:46    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
Take Shelter de Jeff Nichols remporte le Grand prix du Jury au Festival de Deauville 2011

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C'est donc le film Take Shelter, de Jeff Nichols, qui remporte le Grand prix du Jury du 37ème Festival du cinéma américain de Deauville. Take Shelter porté par un Michael Shannon sidérant avait déjà marqué le Festival de Cannes et rafle tout là où il passe. Il a visiblement renversé le jury du festival présidé par Olivier Assayas. Take Shelter nous embarque dans la tête de ses personnages et surtout de ce père de famille obsédé par l'apocalypse. Incroyablement mis en scène, anxiogène, le film vaut surtout pour la performance de Michael Shannon, abrasif, plouc et psychopathe, qui gagne ici ses galons de stars.

Source Première
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chrislynch
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MessagePosté le: 04 Jan 2012 à 11:27    Sujet du message: pppprrrresssss  Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
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Take Shelter de Jeff Nichols - 2012

avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Shea Wigham


Un père de famille obsédé du jour au lendemain par l'imminence de la fin du monde. Après Shotgun Stories, le second film d'un des plus sûrs espoirs du cinéma américain.

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La fin du monde, grande affaire du cinéma contemporain (de Roland Emmerich à Lars von Trier), trouve en Take Shelter une de ses expressions les plus saisissantes, originales et pourtant élémentaires.

Le film commence par une vision lancinante qui, par un simple mouvement de balancier, ne va cesser de revenir ébranler les certitudes d’un homme, en même temps que celles du spectateur.

Curtis LaForche, un père de famille paisible, modeste ouvrier pour une société de forage, bon chrétien, bon mari (Michael Shannon, immense), fait un cauchemar : il aperçoit, depuis son jardin, une tornade monumentale s’avancer inexorablement.

A son réveil, la sensation de réel est si forte qu’il finit par se convaincre du caractère prémonitoire de ce rêve bientôt récurrent et décide, pour protéger sa femme (Jessica Chastain, la droiture incarnée) et sa petite fille, de construire un abri au fond du jardin.

Seul contre tous. Détail d’importance, il habite l’Ohio, Etat déshérité du Midwest dont les vastes plaines au ciel bleu figurent la plus terrifiante des prisons : sans rien pour entraver ce paysage immense, le danger peut venir de partout, de l’horizon ou de l’azur, du proche ou du lointain, de Dieu ou d’un chien ; seul le sous-sol pourrait constituer un abri (“shelter” en anglais), et encore.

Ainsi, les grands espaces jadis synonymes de liberté et de puissance pour l’homme américain deviennent ici sa damnation.

Une fois ceci posé, en quelques plans d’une beauté axiomatique, Take Shelter se déploie majestueusement, avec l’implacable tranquillité des grandes tragédies, et Jeff Nichols de s’imposer, après l’excellent Shotgun Stories en 2007, comme le plus grand espoir du cinéma américain, dans la noble lignée Ford-Cimino-Malick (ce dernier étant son protecteur officiel).

On le comprend vite, l’Apocalypse n’est pas son sujet, tout comme il n’était pas celui du Phénomènes de Shyamalan, auquel on pense nécessairement : c’est sous le crâne de LaForche que la véritable tempête fait rage.

Les scènes proprement catastrophiques sont réduites à leur plus simple – mais terrifiante – expression (quelques gouttes jaunâtres sur un poignet, du vent dans les feuilles, des aboiements et des cris d’oiseaux, des silhouettes à peine discernables à travers une vitre embuée…), et plutôt que de chercher à concurrencer Hollywood sur son terrain spectaculaire, Nichols se rive au quotidien.

Si la menace demeure abstraite, inscrivant le film dans une dimension cosmique, ses effets sont on ne peut plus concrets : de la consultation d’un psychologue à la visite (bouleversante) d’une mère schizophrène pour s’enquérir d’éventuels antécédents, de la honte d’un drap mouillé par la pisse à la crainte de ne pouvoir payer les traites à la fin du mois, les personnages sont englués dans des soucis quotidiens.

Il faut insister sur cette qualité car, pour aussi déceptive qu’elle soit – le film ne vise nullement la sidération, il est plutôt de ceux qui obsède encore des jours après la projection –, elle est extrêmement précieuse.

C’est parce que le film ne quitte jamais le terrain du réalisme – pas plus que le territoire réduit de sa petite communauté soudée – que ses visions, et notamment la dernière, sont à ce point terrassantes.

On saisit mieux la singularité de Take Shelter en le comparant à Bug de William Friedkin, où l’on avait découvert en 2007 Michael Shannon dans le rôle proche d’un homme à la folie contaminatrice.

Les deux films empruntent des chemins on ne peut plus opposés : à l’emballement hystérique de Friedkin, Nichols répond par l’apaisement familial (sublime scène où Jessica Chastain prend les choses en main) ; au théâtre psychologique, il préfère la politique du geste (grande idée que d’imaginer un enfant sourd et muet avec qui l’on ne peut communiquer que par signes) ; à la défiance paranoïaque, enfin, il oppose l’empathie et le doute (puisque la folie de Shannon n’est jamais certifiée).

2012, année apocalyptique, pouvait difficilement mieux commencer.
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acte



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MessagePosté le: 04 Jan 2012 à 13:19    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Mon premier film de 2012, je vais à la séance de 20h http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif

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acte



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MessagePosté le: 05 Jan 2012 à 10:59    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Take Shelter - Jeff Nichols - USA

L'année commence bien.

Pour oublier une année catastrophique pour moi en matière de films, je me devais de marquer à la craie blanche un nouveau départ. Mercredi 4 Janvier, premier mercredi de 2012. Et déjà, mon regard se tourne vers les sorties du jour.

Un film sort du lot, m'attire, me met l'eau à la bouche. "Take Shelter", je me renseigne un peu, "Les inrocks", "Positif" et d'autres. Une excellente moyenne presse, de quoi intriguer encore un plus.

Je me décide, je prends ma carte ciné fraîchement faite, je la passe dans la borne, je récupère mon ticket et je m'assois dans la salle.

Quelques bandes annonces de films américains qui m'ont l'air de bonne facture, le prochain Eastwood, un film avec Clive Owen qui à l'air sympa, un autre avec Clooney, qui peut être intéressant puis deux films français qui ont l'air identiques et qui m'irritent les oreilles. Stop au massacre !

La lumière s'éteint, le film commence.

une ambiance sourde, une sorte de nappe de basses et un cyclone, sur écran géant, qui s'approche d'une maison.
Le premier plan du film donne le ton.

La première demi-heure est intéressante, magnifiquement bien construite, elle installe les personnages en quelques plans durant lesquels on comprend qu'il s'agit d'une famille modeste, la petite fille est sourde-muette, la femme vend des dentelles et des serviettes tricotées main sur un marché, le mari lui, travaille sur un chantier.
La seconde partie du film voit le mari entrer progressivement dans une douce folie. C'est très subtil, ça passe par la récurrence d'un rêve de tornade et d'accidents qui concernent sa famille à des hallucinations.

Puis le climax est atteint, Michael Shannon, très à son aise, est à l'apogée de son personnage, le petit monde édulcoré autour de lui s'effondre, il est en train de basculer.
Son obsession passe par la construction d'un abri anti-tempêtes dans son petit jardin. Il se fait virer de son job, il perd pied entraînant avec lui sa famille...

Jeff Nichols, dont c'est ici le second film est vendu comme le nouveau "génie" du cinéma indépendant US. On comprend ici pourquoi.

Son travail de mise en scène est admirable, c'est fin, subtil, profond, étudié, millimétré. Son sens du rythme n'est pas sans rappeler celui de Shyamalan lorsque ce dernier faisait encore les beaux jours de son pays.

Mais surtout, j'y vois personnellement une comparaison de taille avec le cinéma des frères Coen.

En quelques plans, j'ai immédiatement songé à "A Serious Man" tant le travail de fond et de forme semble s'y inspirer.

Pour sûr, Nichols est un cinéphile de premier choix. Son cinéma est (déjà) d'une quasi perfection.

Le scénario dévoile progressivement ses traits, tout en finesse et en raffinement.

C'est d'abord une histoire d'éclatement familial, une métaphore de la fin du monde qui ressemble davantage à la fin d'UN monde, celui que s'est construit une famille, avec ses problèmes et ses solutions.

La fin du film demeure ouverte, libre de possibilités de lectures diverses.

Quand d'autres parmi vous l'auront vu, j'espère qu'un débat aura lieu.

En tout cas, une très belle année s'annonce, le ton est donné dès les premiers jours de Janvier. Ça promet.

Ma note: http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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chrislynch
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MessagePosté le: 05 Jan 2012 à 11:06    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Citation :
Mais surtout, j'y vois personnellement une comparaison de taille avec le cinéma des frères Coen.

En quelques plans, j'ai immédiatement songé à "A Serious Man" tant le travail de fond et de forme semble s'y inspirer.



Mon Dieu ! Si ça ce n'est pas de la vente ! Mr. Green

(Il sort en Belgique le 1er février)
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acte



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MessagePosté le: 05 Jan 2012 à 11:08    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
Citation :
Mais surtout, j'y vois personnellement une comparaison de taille avec le cinéma des frères Coen.

En quelques plans, j'ai immédiatement songé à "A Serious Man" tant le travail de fond et de forme semble s'y inspirer.



Mon Dieu ! Si ça ce n'est pas de la vente ! Mr. Green

(Il sort en Belgique le 1er février)


Mr. Green

Je savais que ça t'interpellerais ^^ [IMG]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif[/IMG]

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chrislynch
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MessagePosté le: 05 Jan 2012 à 11:09    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Pour avoir une idée plus précise, si le film comptait pour 2011, tu l'aurais placé en quelle position ?
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acte



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MessagePosté le: 05 Jan 2012 à 11:12    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
Pour avoir une idée plus précise, si le film comptait pour 2011, tu l'aurais placé en quelle position ?


Bonne question, sans hésitations, juste derrière "Le Cheval de Turin" et "Essential Killing" c'est-à-dire, troisième, de mémoire.

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chrislynch
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MessagePosté le: 05 Jan 2012 à 11:17    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

acte a écrit :
chrislynch a écrit :
Pour avoir une idée plus précise, si le film comptait pour 2011, tu l'aurais placé en quelle position ?


Bonne question, sans hésitations, juste derrière "Le Cheval de Turin" et "Essential Killing" c'est-à-dire, troisième, de mémoire.

http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif


Ah oui d'accord. Toi + la presse, je ne vais pas le rater Mr. Green
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Benoît



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MessagePosté le: 08 Jan 2012 à 14:33    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Image

Take Shelter est un film vu dans de mauvaises conditions. Salle extrêmement petite et donc bondée avec en plus des jeunes cons arrivant jusqu'à quinze ou vingt minutes en retard, faisant du bruit et ne respectant rien. Difficile de rester concentrer sur le film au début. Rien que pour ça une énorme envie de le revoir.
L'oeuvre commence avec une tempête, un bruit assourdissant et une musique glaçante. Directement, le ton est donné par Nichols.
La première partie du film présente en effet une famille unie, soudée. Les revenus sont là, mais ce ne sont pas des gens riches. La famille est modeste, représentant tout simplement l'Américain moyen, avec ses problèmes de santé, d'argent, de boulot, etc., mais aussi ses joies de la vie en famille et l'amour que l'on retrouve au foyer.
Pourtant, le personnage de Curtis va perdre petit à petit pied. Pourquoi? On ne le sait pas trop. Parce que sa région est infestée de tempêtes, une habitude dans certaines régions des USA? Une peur de devenir schizophrène comme sa mère? Là non plus on n'en sait rien.
Toujours est-il que Curtis va rentrer dans une paranoïa incroyable. Pour se rassurer, il remet à neuf son abri anti-tempête et y passe de plus en plus de temps à lire des bouquins sur les maladies psychiques. Avec cela, son environnement social éclate. Il donne son chien, s'éloigne de son meilleur ami et même de sa femme. Son couple et sa famille s'ébranlent. Un superbe plan le montre lors d'un diner de famille où Curtis parle de nettoyer l'abri et où personne ne lui répond. Il sort petit à petit du cercle familial.
Les trente dernières minutes sont une véritable apothéose. Car si Curtis sombre dans la folie, il peut encore compter sur l'amour de sa femme qui va tout faire pour l'aider à en sortir. Cela passe par la formidable séquence dans l'abri lors d'une tempête.
Enfin, à travers le personnage de Curtis, il est difficile de ne pas y voir une parabole de l'Amérique se repliant sur elle-même et sur ses peurs, ne s'ouvrant plus aux autres et cédant à la paranoïa. La mère du héros pense qu'elle est écoutée et surveillée. On y voit des infos sur l'anthrax en arrière-plan chez un médecin. Tout est savamment bien étudié. On y évoque également la société et la difficulté du monde économique qui nous entoure. "Tu dois toujours rester attentif ou tu crèves", phrase résumant parfaitement bien l'économie d'aujourd'hui.
La fin est en effet digne de ce que les Coen ont fait avec A Serious Man. Elle est ouverte, mais on peut y déceler un indice. La cuisine de la plage est celle dont avait rêvé Curtis dans un de ses cauchemars. Ce n'est pas forcément la fin du monde, c'est la fin d'un monde que s'était construit une famille américaine, une famille comme Curtis. Celle peut-être de notre monde d'aujourd'hui. La fin d'une ère pour en entrer dans une nouvelle. Les acteurs sont incroyables, Michael Shannon est au sommet de son talent.

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MessagePosté le: 08 Jan 2012 à 20:11    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Benoît a écrit :
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Take Shelter est un film vu dans de mauvaises conditions. Salle extrêmement petite et donc bondée avec en plus des jeunes cons arrivant jusqu'à quinze ou vingt minutes en retard, faisant du bruit et ne respectant rien. Difficile de rester concentrer sur le film au début. Rien que pour ça une énorme envie de le revoir.
L'oeuvre commence avec une tempête, un bruit assourdissant et une musique glaçante. Directement, le ton est donné par Nichols.
La première partie du film présente en effet une famille unie, soudée. Les revenus sont là, mais ce ne sont pas des gens riches. La famille est modeste, représentant tout simplement l'Américain moyen, avec ses problèmes de santé, d'argent, de boulot, etc., mais aussi ses joies de la vie en famille et l'amour que l'on retrouve au foyer.
Pourtant, le personnage de Curtis va perdre petit à petit pied. Pourquoi? On ne le sait pas trop. Parce que sa région est infestée de tempêtes, une habitude dans certaines régions des USA? Une peur de devenir schizophrène comme sa mère? Là non plus on n'en sait rien.
Toujours est-il que Curtis va rentrer dans une paranoïa incroyable. Pour se rassurer, il remet à neuf son abri anti-tempête et y passe de plus en plus de temps à lire des bouquins sur les maladies psychiques. Avec cela, son environnement social éclate. Il donne son chien, s'éloigne de son meilleur ami et même de sa femme. Son couple et sa famille s'ébranlent. Un superbe plan le montre lors d'un diner de famille où Curtis parle de nettoyer l'abri et où personne ne lui répond. Il sort petit à petit du cercle familial.
Les trente dernières minutes sont une véritable apothéose. Car si Curtis sombre dans la folie, il peut encore compter sur l'amour de sa femme qui va tout faire pour l'aider à en sortir. Cela passe par la formidable séquence dans l'abri lors d'une tempête.
Enfin, à travers le personnage de Curtis, il est difficile de ne pas y voir une parabole de l'Amérique se repliant sur elle-même et sur ses peurs, ne s'ouvrant plus aux autres et cédant à la paranoïa. La mère du héros pense qu'elle est écoutée et surveillée. On y voit des infos sur l'anthrax en arrière-plan chez un médecin. Tout est savamment bien étudié. On y évoque également la société et la difficulté du monde économique qui nous entoure. "Tu dois toujours rester attentif ou tu crèves", phrase résumant parfaitement bien l'économie d'aujourd'hui.
La fin est en effet digne de ce que les Coen ont fait avec A Serious Man. Elle est ouverte, mais on peut y déceler un indice. La cuisine de la plage est celle dont avait rêvé Curtis dans un de ses cauchemars. Ce n'est pas forcément la fin du monde, c'est la fin d'un monde que s'était construit une famille américaine, une famille comme Curtis. Celle peut-être de notre monde d'aujourd'hui. La fin d'une ère pour en entrer dans une nouvelle. Les acteurs sont incroyables, Michael Shannon est au sommet de son talent.

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Parfait, on est sur la même longueur d'ondes. http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif

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MessagePosté le: 13 Jan 2012 à 3:24    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Take Shelter http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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MessagePosté le: 13 Jan 2012 à 9:57    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Shotgun Stories http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif

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MessagePosté le: 14 Jan 2012 à 19:00    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Take Shelter http://img11.hostingpics.net/pics/150238smileylove.gif
Je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas du tout accroché avec ce film http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/dunno.gif
Et pourtant je l'ai vu dans de bonnes conditions : salle grande au tiers plein, séance de 14 h30, pas mal de retraités ne faisant aucun bruit donc, contrairement à Ben, je pouvais rester totalement concentrée sur le film Mr. Green Mais malgré tout je n'ai pas pu m'empêcher de "piquer du pif" 2 ou 3 fois au milieu du film ! Oui !! je l'avoue j'ai lutté pour ne pas m'endormir complètement.
Le film effectivement démarre en "fanfare" mais ensuite je serais tentée de dire que "la montagne accouche d'une souris".
On tombe dans la banalité et le scénario pourrait tenir en une phrase. On nous montre pendant deux heures interminables la descente d'un homme dans la paranoïa pour nous dire à la fin
Texte Caché - Afficher le texte

La construction de l'histoire est assez banale et trop répétitive sans aucune surprise : un rêve la nuit et ensuite le lendemain le personnage agit en fonction de ce rêve, et ainsi de suite 2 ou 3 fois de suite. C'est fastidieux.
La mise en scène ne m'a pas emballée !
Michael Shannon ne m'a pas impressionnée non plus !
Seul moment fort du film c'est quand la famille est dans l'abri. C'est vraiment intense (cela a sauvé le film d'une note péjorative de ma part Mr. Green ) Personnellement j'aurais fini le film là-dessus en laissant le spectateur se poser la question vont-ils en sortir ou non !
Evidemment on peut extrapoler et comparer la paranoïa du personnage à celle de l'Amérique qui ne trouve son salut que dans la cellule familiale qu'il faut protéger à tout pris mais c'est un discours tellement rabâché...
Bref, je ne comprends pas trop pourquoi ce film a tant de bonnes critiques.

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chrislynch
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MessagePosté le: 14 Jan 2012 à 19:30    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Titine a écrit :
Bref, je ne comprends pas trop pourquoi ce film a tant de bonnes critiques.


Pour l'heure, sur dvd classik, sur à peu près 30 votes, il y a + ou - 29 votes au-dessus de 7,5/10 et 1 vote à 6/10. Soit du jamais vu depuis Mulholland drive sur ce forum. La moyenne du film à l'heure actuelle dépasse largement celle du meilleur film de l'année passée. Bien sûr je n'ai pas encore vu le film - et ça me démange de partout - ni ton texte caché, pour pouvoir communiquer sur le film. C'est pour bientôt Mr. Green
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Titine



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MessagePosté le: 14 Jan 2012 à 19:38    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit :
Titine a écrit :
Bref, je ne comprends pas trop pourquoi ce film a tant de bonnes critiques.


Pour l'heure, sur dvd classik, sur à peu près 30 votes, il y a + ou - 29 votes au-dessus de 7,5/10 et 1 vote à 6/10. Soit du jamais vu depuis Mulholland drive sur ce forum. La moyenne du film à l'heure actuelle dépasse largement celle du meilleur film de l'année passée. Bien sûr je n'ai pas encore vu le film - et ça me démange de partout - ni ton texte caché, pour pouvoir communiquer sur le film. C'est pour bientôt Mr. Green

J'attends ton analyse de ce film avec impatience, car tu es une référence pour moi !
Si tu le notes très haut, grâce à ton analyse, je comprendrai pourquoi je ne l'ai pas aimé et si tu ne l'as pas apprécié ça me réconfortera !!! Mr. Green

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