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chrislynch
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Posté le:
21 Fév 2012 à 21:19 Sujet du message: Angelina Nikonova |
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Angelina Nikonova was born and raised in Rostov-on-Don, in the south of Russia. In 2001 she was graduated from the School of Visual Arts in New York, Film and Video major. TWILIGHT PORTRAIT was co-written with Olga Dihovichnaya. Angelina and Olga decided to produce the film together, with Angelina directing it and Olga playing the lead role. The experience of working in quite a few film positions helped Angelina to execute the production within the “close-to-nothing” budget.
1.Moyenne des films du cinéaste :
2. Analyse de films sur le forum :
Cliquez sur les affiches
4. Remarques de membres :
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Dernière édition par chrislynch le 22 Fév 2012 à 10:13; édité 1 fois |
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chrislynch
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Posté le:
21 Fév 2012 à 21:20 Sujet du message: |
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Ouverture des votes Mercredi 28 septembre 2016 |
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chrislynch
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Posté le:
22 Fév 2012 à 10:18 Sujet du message: |
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Portrait au crépuscule
Rien n'a changé, en fait, depuis Dostoïevski. Les Russes haïssent toujours leur pays autant qu'ils l'adorent. Ils en détaillent les tares avec une vraie rage amoureuse : furieux qu'on les contredise, désolés qu'on ne le fasse pas. Mais, que ce soit dans les romans d'hier ou dans les films d'aujourd'hui, subsiste toujours, au coeur de la nuit, une lueur censée guider les êtres embourbés dans leur fange et leur désespoir.
Elle n'est plus que flamme vacillante chez la Marina de Portrait au crépuscule, alors qu'elle embrasait, jadis, la Sonia de Crime et châtiment. C'est que les temps ont bien changé, en pis. Ce n'est pas un criminel à l'intelligence dévoyée que croise l'héroïne de ce premier film, mais un citoyen de Poutine : soixante-dix ans de communisme et vingt de libéralisme sauvage (vingt, seulement), ça vous fait un drôle de citoyen. Même physiquement, Andreï ressemble à la créature d'un docteur Frankenstein russe : visage taillé à la serpe, voix métallique d'ordinateur, humanisme zéro. C'est un flic qui vole et viole, point final.
Il vole et viole Marina. Plus il la vole et la viole, plus elle l'aime. Elle le dit, ce qu'il ne comprend pas, ni ne supporte. Elle s'obstine, pourtant. Pour obéir non pas au plaisir du masochisme, comme pouvait le prôner Liliana Cavani dans son Portier de nuit. Mais à l'espoir de la réalisatrice, que suggère à peine un dénouement déchirant : voir les ténèbres s'éclairer. Qu'importent les blessures, les humiliations : c'est grâce à des Sonia et des Marina que la Russie pourra être sauvée. Peut-être...
En attendant, Angelina Nikonova et sa scénariste-interprète, Olga Dykhovichnaya, la montrent dans un triste état, la Russie : bourgeois veules (le mari et l'amant), cinglés foutus (le jeune frère du flic) et petits monstres dégueulasses, comme cette fonctionnaire transformant les victimes en coupables. Ah, vite, vite, que la lumière soit !
Pierre Murat |
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